Alger - A la une

Les acteurs étrangers consultent Alger sur les questions régionales



Les acteurs étrangers consultent Alger sur les questions régionales
«Nous comprenons que l'Algérie trouve qu'il est dans son intérêt de voir une transition en Libye qui réussisse et qui soit crédible et solide», a déclaré Jeffrey D. Feltman, en indiqué qu'«il est important pour nous de comprendre la position de l'Algérie concernant ce qui se passe dans la région et comment l'Algérie envisage la meilleure façon de soutenir les autorités de ce pays (Libye) en période de transition».
Ces propos du sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, ont été tenus à Alger, au lendemain de la proclamation, dimanche à Benghazi, par le Conseil national de transition de la «libération» de la Libye. M. Feltman a indiqué, lors de sa conférence de presse animée au siège de l'ambassade américaine, hier, que le but de sa visite à Alger vise par ses entretiens avec les responsables algériens, dont le président Bouteflika, à saisir au mieux l'analyse d'Alger et comment il est envisagé les développements actuels de la Libye. La visite de M. Feltman, qui a été l'un des premiers responsables occidentaux à aller en Tunisie dès la fuite de Ben Ali en Arabie Saoudite, coïncide avec deux évènements majeurs : la tenue de l'élection de l'Assemblée constituante en Tunisie et la proclamation de la «libération» de la Libye par le vice-président du CNT et porte-parole des nouvelles autorités libyennes, Abdel Hafez Ghoga. Si les Etats-Unis ont tenu à mettre l'accent, par le biais de M. Feltman, sur leur compréhension de l'intérêt de l'Algérie de voir une transition qui «soit crédible et solide» en Libye, cela montre les convergences entre Alger et Washington sur les conséquences induites par la crise libyenne notamment liées la circulation des armes. Alger, qui n'a cessé d'exprimer et d'avertir sur les risques majeurs pouvant découler de l'intense circulation de tous types d'armes en Libye, a été rejoint par d'autres acteurs sur la scène internationale, dont les Etats-Unis, d'autant plus que les trafiquants d'armes, les marchands de la mort et les terroristes d'Aqmi dans la région du Sahel ont vite fait de voir en la Libye,le marché idéal pour fructifier leurs gains en approvisionnant les terroristes notamment. A ce propos, il est à rappeler qu'après les déclarations d'officiels algériens avertissant sur les risques en question, dont celles tenues par le ministre des Affaires étrangères, M. Medelci, et par celui délégué en charge des affaires Africaines et maghrébines, M. Messahel, Washington, particulièrement, a eu à exprimer par la voix de Hillary Clinton ses craintes à propos des risques induits. «Gagner la guerre n'offre aucune garantie de gagner la paix qui s'ensuit» avait déclaré, à partir de Paris, la secrétaire d'Etat, le 1er septembre dernier, au cours de «la conférence de soutien à la Libye nouvelle» baptisée depuis par le président Sarkozy «Les amis de la Libye». Des propos précédés quelques jours avant par des déclarations quant aux risques de l'intensification des armes en circulation en Libye. Washington et Londres ont exprimé la volonté politique de renforcer davantage les relations bilatérales avec l'Algérie, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Ainsi, M. Feltman a effectué une visite à Alger en vue de comprendre au mieux l'approche politique algérienne, qui se base sur des principes fondamentaux en matière de politique étrangère et met en exergue la voie devant être empruntée par la communauté internationale en soutien au peuple libyen dans l'édification de ses institutions. Même s'ils s'annoncent d'ores et déjà difficiles au vue des divergences marquant les différents courants représentés au sein du CNT, les efforts des acteurs régionaux et internationaux devraient s'articuler autour du soutien au Libyens dans leur marche vers la réconciliation, la sauvegarde de l'unité territoriale de leur pays et de sa souveraineté, garant de la stabilité et la sécurité ouvrant la voie à un développement socioéconomique durable. Aussi, il est à rappeler que le chef de la diplomatie britannique, quelques jours avant la visite de Feltman à Alger, a eu à déclarer à propos des relations avec Alger que «je crois que nous avons aussi une très bonne compréhension de l'histoire, de la culture et du passé de nos pays, qui nous permet d'avoir de très bonnes relations» et de préciser que «ceci nous permet également d'aborder les questions mondiales sous cet angle».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)