Alger - Revue de Presse

Les 2èmes Journées géographiques algériennes



«En finir avec les archaïsmes» «Oran perd à chaque instant de ses attributs de belle ville méditerranéenne. El-Bahia, la deuxième ville du pays, est régie par le chaos sur tous les plans.» C’est le constat unanime fait avant-hier par un parterre de scientifiques, en marge des deuxièmes journées géographiques algériennes, organisées conjointement par le Département de Géographie et d’Aménagement du Territoire et le Laboratoire «Â EGEAT », sous l’égide de l’université d’Es Sénia. Ces journées ont été exhaussées par la participation de plusieurs scientifiques de renommée, algériens, français et nigérians. «Les plans d’aménagement du territoire (PDAU, POS, entre autres), établis par la wilaya et les autres institutions sont sous dimensionnés, et ne répondent à aucune norme scientifique», témoignent les animateurs de ces journées. Et d’ajouter que «l’état des lieux déplorable de la ville est donc le résultat de la sédimentation de toutes les inepties de gestion opérées par les responsables respectifs qu’a connus El Bahia». La marginalisation des scientifiques par la tyrannie des responsables est la cause primordiale de cette anarchie, continuent les intervenants dans leur critique. Pour en finir avec ces archaïsmes, «il faut indubitablement revaloriser l’apport des scientifiques et trouver une synergie entre ces derniers et les bureaucrates. En somme, la ville a besoin de technocrates compétents pour sortir de cette clochardisation sans rémission de l’urbanité», concluent-ils. En diagnostiquant les problèmes de la ville, les scientifiques se sont longuement attardés sur «l’insalubrité de l’eau distribuée par l’ADE». «L’eau dite potable qui alimente les foyers oranais est impure est constitue un danger de santé publique», assènent-ils. Les réseaux d’AEP sont également «très vétustes et ne répondent pas aux normes requises, ce qui compliquent davantage le problème de l’eau à Oran», reprochent-ils aux responsables. Concernant l’environnement, les scientifiques ont vivement critiqué l’installation anarchique des unités industriels un peu partout, sans la concertation des spécialistes, et encore, sans pour autant établir des études d’impact exhaustives sur l’environnement. Ces unités industrielles déversent des eaux usées très toxiques et sont également la cause d’émanations de gaz lourds, très néfastes pour la santé des citoyens, alertent-ils. Sur un autre registre, le professeur Ben Mahi a affirmé pour sa part, que la Grande Sebkha de Petit Lac n’est pas en extension. «Sa superficie reste stable», affirme-t-il. A la fin de ces journées, des recommandations portant sur les grands problèmes de l’aménagement de la ville et surtout sur la gestion des extensions périphériques, seront adressées à toutes les institutions étatiques opérant dans le domaine, a déclaré un organisateur. B.M.
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