
« Je suis censé normalement être actuellement aux Etats-Unis pour la promotion de mon film. Cette promotion nécessite des moyens financiers que j'ai pu décrocher. Ils ne sont pas importants. Ils me permettront de financer deux projections de mon film, une à Los Angeles et l'autre à New York », a-t-il précisé. Il signalera qu'il est en contact avec des médias américains pour la publication d'articles sur le film dans des journaux. Sans cela, et sans les séances de projection, son film figurera juste sur la liste des 85 longs métrages retenus dans la section de films en langue étrangère des Oscars. « Notre but est qu'il figure, en décembre, parmi les neuf films qui seront sélectionnés par des électeurs.C'est à ce prix qu'il aura une chance de compter parmi les cinq films qui seront sélectionnés en janvier pour l'Oscar », explique-t-il. Il compte jouer également le rôle de distributeur. Le réalisateur compte aussi sur la communauté algérienne établie aux Etats-Unis pour soutenir son film.Par ailleurs, « Le Puits » est actuellement projeté dans 39 wilayas. Il a toutes ses chances de remporter un Oscar à condition qu'il soit visible, dans la presse notamment. « Je ferai tout mon possible pour le faire connaître du public. Je n'ai pas l'intention d'assister aux projections des films concurrents. Surtout que ces films sont accompagnés par des distributeurs de réputation internationale. Je préfère jouer sur mon propre terrain », signale-t-il. Qualifiant la participation de l'Algérie aux Oscars d'« aventure », il dira que ça sera aussi une expérience qui motivera les cinéastes algériens et la production cinématographique. « Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer pour booster le cinéma. Tous les pays du monde le font car il s'agit, d'une part, d'une industrie et d'une économie, et d'autre part, d'un moyen d'éduquer et d'orienter le rêve des générations présentes et futures », a-t-il soutenu.« Les pouvoirs publics devraient soutenir davantage les nouveaux cinéastes que ceux qui se sont déjà faits un nom », a-t-il martelé. Il rappellera qu'en Algérie, les films sont produits de façon occasionnelle, dans le cadre de certains événements culturels d'envergure ou historiques. « Quand il n'y a pas ce types d'événement, comme c'est le cas aujourd'hui, il est très difficile de réaliser un film. J'ai eu une idée d'un film dont les faits remontent à 1899 à Alger. Sa réalisation nécessite la mobilisation de tout un quartier, qu'il faudra décorer aux tons de l'époque. Ce qui nécessite des moyens colossaux. La crédibilité se paie. C'est pour cette raison que je prends mon temps pour réaliser un autre film », révèle le réalisateur du « Puits » qui a décroché déjà plus d'une dizaine de prix internationaux. Il confiera, par ailleurs, qu'il porte plus d'intérêt pour l'Histoire que l'actualité. « Je suis plus à l'aise avec les faits historiques. Je suis incapable, pour le moment, de prendre assez de recul par rapport à ce qui se passe pour le traduire dans un langage cinématographique », a-t-il confié.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com