Pour l'ex-ministre et ex-ambassadeur Kamel Bouchama, qui a animé, hier, une conférence au siège du quotidien Echaâb, le passage de la légitimité révolutionnaire à la légitimité constitutionnelle a été ponctué par des événements historiques qui ont débuté exactement à l'Indépendance.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Lors de la conférence ayant pour thème «l'Algérie cinquante ans après, de la légitimité révolutionnaire à la légitimité constitutionnelle», Kamel Bouchama est revenu sur la chronologie historique, reprenant les principaux événements «menant de la légitimité révolutionnaire à la légitimité constitutionnelle». Le conférencier situera le début de son intervention exactement à l'Indépendance où, rappellera-t-il, «il s'agissait de récupérer la souveraineté nationale et de reconstruire l'Etat algérien». Soulignant par ailleurs, le fait qu'après l'Indépendance, l'Algérie est rentrée dans la légitimité révolutionnaire. «Certains ont parlé à l'époque de mauvais décollage : je ne suis pas d'accord. En Algérie lors de ces événements, on a dû construire un Etat qui collait à l'époque. Les choix du pouvoir devaient se faire dans la continuité de la Révolution, et ce, au niveau de toutes les fonctions. La Révolution n'était pas terminée et ils ont dû continuer avec les constantes de Novembre», a déclaré l'ex-ministre. Il reviendra sur le premier Conseil national constitutif, et à sa tête Ferhat Abbas qui avait annoncé la naissance de l'Etat algérien le 20 septembre 1962. «Par la suite, en 1965, il y a eu le réajustement révolutionnaire et le pays se trouvait sans Constitution. Pendant cette période, les projets de constitution et de charte sont arrivés à la base qui a eu la possibilité d'en prendre connaissance. Après le décès de Boumediène, on a poursuivi notre programme politique», a expliqué le conférencier, soulignant, au passage, que le président Chadli a tenté des ouvertures. «Arrivèrent les événements du 5 Octobre 1988 à la suite desquels Chadli a annoncé des changements profonds et l'autorisation de la création de partis politiques. Ces événements, qui ont traduit des problèmes réels et naturels, ont été fabriqués de toutes pièces de l'intérieur et de l'extérieur. C'était tout de même une dynamique de changement et c'était prévisible vu la détérioration de la situation sociale dans les années 1980», a expliqué Kamel Bouchama. Il terminera sa conférence en insistant sur le fait que «des années 1990 à ce jour a été une période particulièrement difficile». «Il est temps d'aller vers une légitimité constitutionnelle et le principe de séparation des prérogatives, il s'agit aussi de la révision de constitution. De ce fait, on est passés de la légitimité révolutionnaire à la légitimité constitutionnelle», a déclaré le conférencier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com