
La classe politique est préoccupée déjà par les prochaines échéances électorales de 2014. Tractations, concertations, renouvellement des directions sont le lot quotidien des partis politiques. À 10 mois du rendez-vous, la question qui se pose est de savoir comment se présente la situation et, surtout, quels sont les scénarios possibles attendus. C'est la question posée aux universitaires. Unanimes, ils estiment difficile d'avancer le moindre scénario possible. La convalescence du président de la République, la révision de la Constitution pas encore entamée et une classe politique qui tarde à s'exprimer sur la question sont autant d'éléments qui font qu'aucun observateur ou analyste ne peut se prononcer sur les évolutions futures de la situation. Ahmed Hamdi, enseignant des sciences politiques et de l'information à l'université d'Alger estime que la situation actuelle est tellement « confuse » qu'il est « difficile » de se prononcer sur les « scénarios » d'avant les élections présidentielles. Pour lui, même si l'échéance de 2014 paraît un peut lointaine, « il n'en demeure pas moins que la question doit attirer l'attention de la classe politique, et ce, de par l'importance de l'événement dans la vie politique nationale », estime-t-il. Il déplore le fait que les choses ne se présentent pas sous de bons auspices avec, notamment, la situation qui prévaut au sein de certains partis politiques qui peinent à se remettre sur rail. Mais « la situation sera plus claire une fois la Constitution révisée », affirme-t-il. Mohamed Taïbi, socio-anthropologue et enseignant à l'université d'Oran, abonde dans le même sens. Il souligne que la vision n'est pas encore claire, mais il soulève la problématique du mutisme de la classe politique qui tarde toujours à s'exprimer sur cet événement majeur. « Les partis politiques ont tout à gagner s'ils se penchent dès maintenant sur la question, d'autant qu'il y a un calendrier à suivre et à respecter si on veut aller vers des élections sereines, calmes et consensuelles », indique-t-il. Reste que pour lui cette apparente léthargie pourrait s'expliquer par le jeu de coulisses mais aussi et surtout par une démarche tactique et stratégique. Même s'il est encore trop tôt d'avancer la moindre « hypothèse » sur le développement de la situation, il soutient, toutefois, que la grande tendance « nationaliste » et « démocratique » a encore des atouts à faire valoir et à jouer dans l'avenir. Mieux, il estime que l'Etat, à travers ses institutions, est préparé à tous les scénarios. Pour Salah Saoud, enseignant à l'Université Alger III, chercheur, spécialiste en politique étrangère, rien ne presse. Les partis politiques vont accélérer leurs consultations autour de ces élections à la fois « importantes » et « décisives ». « Notre pays se trouve dans une période exceptionnelle. Mais les institutions du pays sont fortes et crédibles et sont capables de faire face à toutes les éventualités et mener le pays à bon port », affirme-t-il. Selon lui, le temps qui nous sépare de l'échéance est largement suffisant pour les partis, mais aussi pour les institutions chargées de veiller au bon déroulement des élections, de se préparer dans les meilleures conditions possibles aux élections présidentielles. Reste qu'à ses yeux, la classe politique ne pourra se constituer en alliances ou se transformer en pôles politiques, encore moins présenter des candidats communs. « Les formations politiques évoluent en ordre dispersé avec l'absence d'homogénéité à l'intérieur de la composante même d'un seul parti.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A H
Source : www.horizons-dz.com