Alger - A la une

Le vibrant hommage de «Adjouad Algérie Mémoires»



Qui se souvient et qui pense encore aux événements tragiques de cette fin de journée funeste du 11 février 1996 ' Pas beaucoup, hélas, en ces temps de reniements et d'amnésie qui s'instillent froidement dans la mémoire endolorie des Algériens, et tatouée par les milliers de victimes du terrorisme islamiste ! A part, certainement, les gens qui ont été témoins et contemporains ou qui ont été les victimes collatérales de cette tragédie dont nous revient ce récit de mort, de feu et de corps déchiquetés par l'immense déflagration qui a ébranlé la rue Hassiba-Ben-Bouali et qui a retenti à des dizaines de kilomètres à la ronde.Des faits qui ont été restitués, lundi, veille de la commémoration de la journée fatidique du 11 février 1996 par les animateurs de « Adjouad Algérie Mémoires », fondé par un groupe de parents de victimes de terrorisme, sur la page Facebook de ce mouvement : « Une voiture piégée explose devant la Maison de la Presse du 1er-Mai à Alger.
Vingt et un citoyens trouvent la mort en cet après-midi de Ramadhan. Parmi eux, trois journalistes du Soir d'Algérie : Allaoua Aït Mebarek, Mohamed Dhorbane, Djamel Derraza et Illoul Naïma, technicienne à la Télévision nationale (ENTV secteur public), est tuée parmi les passants. Hamenad Abderahmane, 22 ans (fait partie du lot des victimes), était dans son véhicule stationné près de la Maison de la Presse. Il décédera une semaine plus tard.»
Et cet hommage, même symbolique, rendu aux victimes de la bombe par Nazim Mekbel et ses amis, mérite d'être signalé. « Adjouad Algérie Mémoires » continue à mener un travail inlassable de restitution des événements de la décennie rouge, avec leur cohorte d'assassinats ciblés d'intellectuels, de journalistes et de militants progressistes.
En véritable sentinelle de la mémoire, « Adjouad Algérie Mémoires » mène un acte précieux de recueil de témoignages et de leur transcription qui permet de maintenir vivace la flamme de la mémoire, à combattre l'oubli qui s'instille sournoisement dans la mémoire collective et qui risque, par les temps qui courent, d'être inscrit dans le catalogue des pertes et profits par le fait de décisions qui s'inspireraient d'une réconciliation sans justice,faisant le lit de l'impunité et du déni du sacrifice de nombreuses victimes, dont le seul tort est d'avoir refusé le diktat de l'obscurantisme que des illuminés avaient voulu imposer à des millions d'Algériens au nom de l'islam.
S. A. M.
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