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"Le vaccin n'est pas la cause de leur décès"



La vérité sort de la bouche du... ministreL'OMS doit revoir l'administration des vaccins pour enfants. Les quatre vaccins qu'elle recommande maintenant peuvent être remplacés par un seul vaccin.Le décès de trois enfants en bas âge récemment en Algérie (2 à Rouiba et 1 à Larbaâ à Blida) après avoir été vaccinés n'était pas dû au vaccin qui leur a été administré, a déclaré hier le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière Abdelmalek Boudiaf, lors d'une conférence de presse qu'il a animée, en marge de la visite de travail et d'inspection qu'il a effectuée à l'Institut national de la santé publique(Insp) à Alger.«Les recherches et l'enquête que nous avons menées jusque-là, nous ont montré que ce n'est pas le vaccin administré qui a été à l'origine de ces décès», a-t-il affirmé, en ajoutant que l'Organisation mondiale de la santé (Oms) a été saisie de l'affaire et il est attendu qu'elle s'explique prochainement par rapport à ce vaccin, sachant que c'est elle qui recommande l'administration de ces types de vaccin aux enfants. Les recommandations de l'OMS en ce qui concerne le vaccins sont à revoir, selon Abdelmalek Boudiaf. «Franchement, je ne vois pas l'utilité de l'administration de quatre types de vaccin pour un enfant alors qu'un seul aurait largement suffi. C'était toujours le cas par le passé et les enfants se portaient très bien.», a-t-il ajouté, précisant que le vaccin des enfants se poursuit normalement en Algérie, car ce dernier est le même qui s'administre de par les hôpitaux du monde entier pour les enfants. Expliquant par ailleurs la raison de sa visite à l'Insp où s'effectuent de nombreuses recherches dans le domaine de la santé, le ministre dira que la recherche dans le domaine de la santé sera désormais la colonne vertébrale du système de la santé en Algérie.«La santé n'est pas seulement la prise en charge des malades, elle est aussi la recherche et l'information.» Et de poursuivre: «Il faut que le ministère de la Santé rivalise avec celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans ce domaine». L'Algérie, selon Abdelmalek Boudiaf, mérite une place de leader dans la région et dans le monde. «Nous visons une place de leader dans la région et dans le monde. Il faut que les professionnels de la santé aient conscience de cela et relèvent le défi. Nous avons les moyens et les compétences nécessaires. L'OMS et les Nations unies sont en train de suivre de très près ce qui se fait en Algérie en termes de promotion de la santé et ils ne cessent pas de nous féliciter».Avant d'annoncer une bonne nouvelle aux participants, à savoir l'implantation en Algérie du Centre arabe de lutte contre le virus du sida. L'implantation du centre en question en Algérie a été décidée par les pays de la Ligue arabe lors de son dernier sommet à Nouakchot en Mauritanie. «Le choix de l'Algérie, à l'unanimité, par les pays arabes a été fait en reconnaissance aux recherches que mène l'Algérie dans ce domaine depuis des années», a-t-il jugé, indiquant que ce centre sera implanté pour le moment au niveau de l'Insp. S'exprimant en outre sur le futur projet de loi de la santé qui est en cours d'élaboration au niveau des services du ministère, Boudiaf indiquera que bien que l'adoption de cette loi est très importante pour l'aboutissement de la promotion du secteur de la santé. Le retard qu'accuse son adoption ne constitue pas une entrave pour les responsables du secteur dans leur projet de réforme. «Toutes les nouveautés que nous avons introduites jusqu'ici en termes d'amélioration des conditions d'accueil des malades au niveau des hôpitaux, dans la sécurisation des personnels qui y travaillent, dans la décentralisation des soins des hôpitaux vers les polycliniques, dans la dotation des polycliniques de matériel de pointe et des spécialistes, dans l'introduction de l'hospitalisation à domicile, dans la valorisation de la recherche scientifique, dans le développement de l'industrie pharmaceutique, entrent dans la nouvelle loi de la santé», a précisé le ministre. Parlant de l'industrie pharmaceutique en Algérie, Boudiaf a fait savoir que l'Algérie va bientôt être dotée d'une Agence nationale du médicament. «Le rôle de celle-ci sera déterminant dans le développement de l'industrie pharmaceutique. En effet, c'est elle qui va veiller d'abord sur le respect des normes de l'industrie pharmaceutique d'une part, et de l'autre, elle veillera sur l'interdiction de l'importation des médicaments fabriqués localement», a-t-il souligné.Le ministère de la Santé et le gouvernement algérien accordent une grande importance à ce volet. «Il n'y a aucune raison qui empêche l'Algérie de développer cette industrie pour satisfaire ses besoins, d'abord, en la matière et s'imposer ensuite dans le marché mondial du médicaments», conclut-il.
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