Alger - Revue de Presse

Le vaccin contre les vaccins



C'était dans tous les journaux : après la pénurie de pomme de terre, de lait, de ciment, d'intelligence, de travail et de blouses d'écoliers, vient d'arriver la pénurie de vaccins pour enfants. Ce qui a posé un problème de taille puisque un adulte qui ne mange pas de frites-omelette au petit-déjeuner ou n'a plus de ciment pour finir le troisième étage de sa villa ne va pas mourir, contrairement à un enfant qui n'a pas de vaccin. Ce qui renvoie aussi à une problématique générale, entre la maladie et l'antidote, combat millénaire dont les derniers rounds semblent se jouer en Algérie ou dans les pays similaires.Le président Bouteflika, malgré ses récentes nouvelles promesses, n'a pas trouvé de vaccin contre la corruption, le ministre Benbouzid, même s'il n'a pas vraiment cherché, n'a pas de vaccin contre le week-end, tout comme l'armée n'a toujours pas trouvé de vaccin efficace contre le GSPC ou la société contre l'islamisme, Sonelgaz contre la surconsommation électrique ou le wali d'Alger contre la circulation dans la capitale. En gros, il y a plus de maladies en Algérie que de vaccins censés protéger la population, l'Etat et le pays, et pour une fois l'Ordre des médecins est innocent. Pour toutes ces maladies, faut-il un vaccin, qui est un traitement préventif, ou une médication curative 'La question n'a pas de réponse puisque dans les deux modes opératoires, l'Etat a choisi de ne pas choisir et de laisser couler. Que faire alors pour nos enfants ' Pas grand-chose, peut-être juste noter que contre la grippe porcine, l'Algérie a importé sans réfléchir des tonnes de Tamiflu. Contre la corruption et la mauvaise gestion, l'antidote a été aussi fabriqué dans les laboratoires occidentaux et s'appelle la démocratie participative. Là par contre, l'Algérie réfléchit encore à l'importer. Alors qu'il y a déjà beaucoup trop de morts, même des enfants.
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