Alger

Le trafic à l'insuline fait réagir



Au moment où la brigade économique et financière mène encore son enquêtesur l'affaire de l'insuline douteuse commercialisée frauduleusement, il faut lerappeler, par des officines publiques appartenant au réseau de l'entrepriseEndimed et dont nous nous sommes fait l'écho dans notre édition du 15 mai 2007(Cf le Quotidien d'Oran n°3772), c'est le laboratoire Novo Nordisk qui apporteaujourd'hui quelques éléments de réponse intéressants. C'est ainsi que le laboratoire danois confirme l'existence sur le marchéd'insulines humaines Novo Nordisk importées d'une façon illégale en Algérie.Pour notre part et sur ce point précis, des sources sûres nous ont affirmé quel'insuline en question est tunisienne. Il reste à savoir quels sont les réseauxqui l'ont introduite sur le territoire national. Le deuxième point d'importance délivré en la circonstance en priorité àl'endroit de la Fédération nationale des diabétiques et des milliers de maladesatteints de cette pathologie, c'est l'absolue confirmation que cette «insulinetaïwan» n'est pas un produit contrefait. A l'évidence, cette annonce dulaboratoire danois vaut son pesant d'inquiétudes... enfin dissipées. Une telleinformation, très attendue par ailleurs - nous avons reçu à ce propos denombreux appels de patients catastrophés - a le mérite de dissiper suffisammenttôt les appréhensions et rasséréner la grande population de diabétiques enAlgérie. Les risques sanitaires écartés, il reste pourtant acquis que le traficsur un médicament aussi sensible est désormais officiellement avéré. En vérité, si le laboratoire danois et la société Aldaph-Algérie,filiale à 100% de Novo Nordisk, ne sont pas responsables de la présencesur le marché algérien d'insuline en provenance de circuits parallèles et que«le choc sanitaire» n'a pas eu lieu et est réellement évacué pour l'heure, ilreste qu'il y a une réalité trop longtemps occultée, à savoir le manqued'efficience des mécanismes de contrôle existants et dont on sait peu de chosesur leur démembrements à l'échelle locale. C'est le sentiment, en tout cas, le mieux partagé par les professionnelsdu médicament, qu'ils soient dans la production où dans la commercialisation àConstantine, une ville par qui donc le scandale est arrivé. Sinon commentcomprendre, en effet, qu'un pays, dont la facture d'importation atteint lasomme faramineuse de près d'un milliard de dollars, ne puisse disposerd'instruments efficaces pour veiller sur le fabuleux pactole, au coeur de touteles convoitises. Les affaires et les scandales en tous genres, qui ont souventplongé cette activité dans la rubrique des faits divers, attestent assurémentque le ver est dans le fruit. Si l'on n'y prend pas garde, le risque est réelque la déroute des pays africains dans ce secteur d'activité - les médicamentscontrefaits se vendent à ciel ouvert sur les marchés - ne trouve desprolongements dans le polygone.
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