La loi actuelle sur les mines contient beaucoup de défauts, selon le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb. Dans la conjoncture actuelle où le gouvernement vise sur les secteurs fondamentaux de l'économie dont l'industrie, l'agriculture, les mines...etc., pour ne plus dépendre des revenus des hydrocarbures, le domaine des mines semble nager dans une léthargie totale à cause des critères de la loi qui le domine et qui «ne répond plus aux exigences de l'investissement», selon le première responsable du secteur, Abdesselam Bouchouareb. A cet effet, il a annoncé, samedi à Alger, lors d'une rencontre avec les cadres du secteur qui a réuni les directeurs de l'industrie de wilaya et l'ensemble des organismes et institutions, que son département «a décidé de revoir ce texte» afin de mieux valoriser les sites miniers à travers le pays, et faciliter leur exploitation via les projets d'investissement. A travers la révision de ce texte, cette loi, selon le ministre, aura plus d'efficacité. Cependant Bouchouareb n'a pas encore donné la date de présentation de cette nouvelle loi. Par ailleurs, le ministre a expliqué que la loi minière actuelle qui date de 2001, et révisée en 2014, ne permet qu'une exploitation très limitée des sites miniers. Dans ce sens, il a souligné qu'à travers «la loi actuelle, on crée de la rareté, et qui crée la rareté, crée tous les problèmes à l'investissement», ajoutant que les délais d'attribution de certaines mines atteignent parfois une année, voire deux. A ce propos, le ministre a dit que ce n'était pas normal que «l'attribution d'un site d'argile pour une briqueterie met deux ans, alors que tout le territoire algérien est fait d'argile». Selon l'analyse du ministre, «il y a donc quelque chose qui ne va pas». D'ailleurs, il a promis qu'avec la nouvelle loi, «toutes les contraintes seront levées pour permettre, d'une part, aux opérateurs économiques d'investir, et d'autre part à l'industrie de jouer son rôle dans la diversification de l'économie». Ainsi, la nouvelle loi donnera un nouvel élan au secteur minier à même d'atteindre l'autosuffisance en produits miniers et exporter, a souligné Bouchouareb réitérant que «l'année 2016 sera l'année des mines». Dans ce contexte, il avance que son secteur ambitionne d'atteindre un taux de croissance de 7% à l'horizon 2019. Pour rappel, le secteur des mines a réalisé en 2015, une croissance de 4%, un taux non atteint depuis des années, selon le premier responsable du secteur. Par ailleurs, le ministre a indiqué que la nouvelle loi relative à la promotion de la PME serait présentée au prochain Conseil des ministres pour adoption. Ce texte, a-t-il souligné, va permettre non seulement l'émergence des petites et moyennes entreprises mais aussi de donner une nouvelle dynamique à la sous-traitance industrielle à travers une nouvelle organisation et des mesures de soutien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra K
Source : www.lnr-dz.com