
Les agences de voyages préparent en grande pompe les vacances de printemps. Le Sud semble être leur destination « fétiche ». Les réseaux sociaux sont submergés par des offres alléchantes, surtout en matière de prix, vers Timimoun et Tamanrasset. A 32.000 DA la personne, les vacanciers peuvent passer une semaine à Timimoun en pension complète. « Cet engouement pour le Sud est motivé par des raisons purement commerciales. Les agences de voyages sont conscientes que les Algériens ne peuvent pas se permettre des destinations étrangères en ce moment.Elles optent donc pour le Sud. C'est juste une question d'argent », explique la gérante de l'agence « Voyage du c?ur », Nacéra Moumen. Elle écarte ainsi la possibilité que les agences de voyages soient sensibles à la volonté des pouvoirs publics de promouvoir le tourisme interne. Le ministère chargé du secteur ne cesse, en effet, d'appeler les agences de voyages à investir dans le tourisme domestique. « Il ne faut pas se leurrer. Les destinations étrangères rapportent plus aux agences de voyages. C'est ce qui leur permet de subsister. Tant que les pouvoirs publics n'initieront pas des mesures pour promouvoir les destinations locales, les agences favoriseront toujours les destinations étrangères », assure-t-elle. La récente réduction de 50% sur les prix des vols Nord-Sud, Sud-Nord par Air Algérie au profit des agences et des habitants du sud tombe à pic pour les agences de voyages. Selon Mme Moumen, cela leur permet d'élargir leurs destinations vers le Sud et ne pas se focaliser principalement sur Timimoun. « Les agences de voyages se concentrent généralement sur Timimoun car c'est la destination la plus accessible par route et la moins chère d'autant que les clients ne sont pas obligés d'y aller par avion », explique-t-elle. Pourtant Taghit, l'autre oasis renommée, plus proche d'Alger (environ 1022 km), est également accessible par route à partir de la capitale mais elle n'est pas pour autant dans le viseur des agences de voyages. La raison ' « L'oasis souffre d'un grand déficit en matière d'hébergement et la formule de l'hôte chez l'habitant n'y est pas développée », souligne la gérante de « Voyage du c?ur ». Le gérant de l'agence « Zahia Voyage », Ahmed Moulay, se plaint justement de ce déficit dont souffrent les régions du Sud. « Les hôtels ne font pas la différence entre un particulier et un groupe de touristes. Ils ne proposent pas de réductions pour ces derniers. Cela se comprend. Ils ne travaillent que durant les vacances du réveillon et ceux de printemps », indique-t-il. Il signale, par ailleurs, que les réservations dans ces hôtels se font six mois à l'avance pour pouvoir obtenir un quota en matière de chambres.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com