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«Le statu quo politique est dramatique»



«Le statu quo politique est dramatique»
Le président du parti AHD 54 Faouzi Rebaine a animé, hier à Alger, une conférence de presse, organisée à la suite des travaux du quatrième congrès du parti tenus le 18 et 19 du mois courant ; il a été relevé un statu quo politique sur la scène nationale.
Cette situation est adossé, selon l'ex-candidat à la présidentielle, à la nature et la qualité de la gouvernance du pays «Ces 12 dernières années, on a constaté une continuité dans le pouvoir bien loin de l'esprit démocratique ; la situation actuellement est dramatique, il faut y remédier par l'ouverture d'espaces d'expressions diverses, notamment dans le monde de la communication régissant la qualité et la nature de l'information». Revenant sur l'installation du nouveau PDG de Sonatrach, le conférencier a attribué le limogeage de Nouredine Cherouati et son remplacement par Abdelhamid Zerguine à une divergence d'intérêt, s'étonnant de la nomination de ce nouveau PDG. D'après Rebaine, le nouveau PDG aurait pris en charge le neveu de Chakib Khalil, l'ex- ministre de l'Energie et des Mines dont le nom a été terni par le fameux scandale financier en 2010, après qu'il ait été transféré à la filiale de Sonatrach en Suisse au moment même où Zerguine poursuivait ses fonctions comme président de Samco, filiale de Sonatrach et de l'italien ENI, chargées de la commercialisation du gaz. Dans le même sillage, il a appelé à ce que Sonatrach ne soit plus la mamelle du pouvoir qui la considère comme une caisse noire, «l'Etat se sert de cette entreprise pour des intérêts privés». S'agissant des prochaines élections législatives de 2012 lesquelles préparent les élections présidentielles, Faouzi Rebaine a préconisé une série de procédures pour garantir la transparence et le bon déroulement du scrutin, notamment le financement de la campagne des candidats par l'Etat qui doit se faire sans passer par des intermédiaires, il a demandé à ce que le nombre de bureaux d'élections mobiles et spéciaux soient revus à la hausse. Quant au suivi des opérations de vote, l'orateur a affirmé que mettre des urnes transparentes «ne garantit en rien le bon déroulement des élections, il faut que la surveillance de l'opération se fasse loin de l'administration». En ce sens, il a appelé à ce que les listes électorales soient communiquées et actualisées afin d'éviter la fraude. Abordant le contexte international, le conférencier a souligné la position ambiguë de la diplomatie algérienne concernant les crises que traversent actuellement les régimes arabes.
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