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Le soutien indispensable d'Alger



Le soutien indispensable d'Alger
Moins de trois semaines après son investiture, le 8 juin dernier, comme président de la République arabe d'Egypte, Abdelfattah Al-Sissi a réservé sa première sortie à l'étranger, à l'Algérie.Il est arrivé, hier matin à Alger, pour une brève visite de travail, à l'invitation du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Au cours de cette visite, M. Al-Sissi s'entretiendra avec le chef de l'Etat sur la promotion des relations de fraternité et de coopération qui existent entre les deux pays et sur les questions liées à la situation dans le monde arabe et en Afrique notamment. Dans un discours prononcé le jour de son investiture, avant la signature d'un document de transfert du pouvoir, le nouveau chef de l'Etat égyptien a promis de contribuer à la stabilité dans le monde arabe qui est en proie à des remous qui n'en finissent pas. Il compte, pour cela, faire reprendre à son pays un «rôle actif» dans la région. Mais sa première tâche est d'ordre interne face aux manifestations de contestation que continuent d'organiser le mouvement des Frères musulmans, pourtant interdit, et à la vague d'attentats prend de l'ampleur. Ainsi, hier matin, au moins trois personnes ont été blessées dans l'explosion de quatre bombes artisanales dans trois stations de métro au Caire, Shubra El-Kheyma, dans le nord de la capitale, Kubry al-Qupa et Ghamra, selon la chaîne de télévision nationale Nile TV. Une équipe de déminage a passé les autres stations de métro au peigne fin pour rechercher d'éventuelles bombes et le métro a repris le service après un arrêt de plus de 15 minutes, selon Nile TV. Depuis la destitution, en juillet dernier, de Mohamed Morsi, l'Egypte a connu une vague d'attaques et d'attentats à la bombe perpétrés par des terroristes, en particulier dans la péninsule du Sinaï, mais également, récemment, dans la capitale et des villes du Delta. La plupart des attentats ont été revendiqués par Ansar Beit al-Maqdis, un groupe terroriste s'inspirant d'Al-Qaïda. Le nouveau président égyptien doit également faire face aux pressions de certains pays occidentaux visant à l'amener à infléchir sa position à l'égard des Frères musulmans. En réalité, on assiste à une véritable tentative d'ingérence dans les affaires intérieures de ce pays, sous tous les prétextes. C'est le cas de la condamnation des trois journalistes d'Al-Jazeera qui avaient été arrêtés en décembre dernier parmi des partisans de l'ancien président islamiste, Mohammed Morsi. Le contexte régional est également préoccupant pour l'Egypte. En Libye, le pays se trouve depuis trois ans dans une situation de chaos politique et de troubles violents. La Tunisie n'est pas en reste. Derrière la façade d'une transition tranquille, la menace terroriste est bien réelle. Plusieurs centaines de Tunisiens sont allés en Syrie combattre aux côtés des groupes terroristes et une bonne partie serait revenue en Tunisie, selon les autorités de ce pays. Le terrorisme s'est manifesté à plusieurs reprises dans ce pays. L'Egypte, comme la Tunisie, sait qu'elle peut compter sur la solidarité et surtout le soutien concret de l'Algérie. C'est ce qui motive la visite d'Abdelfattah Al-Sissi à Alger.


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