À l'esthétique que suggère l'effort de l'errance d'une toile à l'autre, s'ajoute "l'empreinte" mais aussi l'harmonie contemplative qu'évoque l'ébauche d'un "Regard d'été". À ce propos, la flânerie et la palabre sont aux Méditerranéens ce que l'horizon de la grande bleue est au ciel. Et au trait cartésien de l'artiste, le radeau de l'aventure fond les flots d'une "mer" infiniment "grande" et dorée au "soleil" méditerranéen. Et puisqu'on est dans l'excursion, le circuit s'ondule sur les rives argentées de ce bassin ou plutôt ce foisonnement de civilisations au refrain Voyage, voyage (1986) que chante Claudie Fritsch-Mentrop dite Desireless : "Mes toiles évoquent l'être et ce qu'il envie ardemment, à savoir la clef de l'Eden et de la quiétude que l'homme se doit de façonner d'abord à la règle du savoir-vivre si propre aux pays riverains de la Méditerranée et ensuite à la ?fleur de paille' qui régit les règles de bonnes convenances" , a déclaré l'artiste-peintre Madjid Guemroud. D'où l'attrayant tour de l'exposition de l'artiste qui évoque les rives d'Alger, de Djerba (Tunisie) et d'autres havres de paix et de rêve qui s'enjolivent de l'indétrônable ritournelle Passe passe le temps, de Georges Moustaki (1934-2013). Donc, s'il est admis qu'il y a des créations qui convolent à "la joie de vivre" si fertile en été, d'autres toiles y puisent leur âme de l'itinéraire et du vécu de l'artiste-peintre Madjid Guemroud qui s'est moulé dans l'aura matricielle du signe ou l'aouchem qu'il fétichise d'un altruisme pictural. Au demeurant, le talent est aussi dans le halo des nuances, qui est aussi l'indice de la fertile sève à même d'oser le beau. Autant de tons que les toiles de l'artiste s'esquissent à la "composition" et à "l'élévation" pour être dans l'espace des arts visuels. C'est dire qu'il y a d'attrayants tons de l'été qui s'étincellent à l'éclat du "plein soleil" sommes-nous tentés d'intituler l'exposition de l'artiste-peintre Madjid Guemroud. Se voulant l'écho d'une tendance, où il est question d'agréer et d'agréger l'oriflamme de sa collection avec l'azur de l'art pictural, Madjid Guemroud a décidé de proroger de ses yeux d'artiste, l'attente à l'escale du regard de l'été qu'il vous est loisible de visiter jusqu'à la mi-août. Donc, le mieux est d'aller à la galerie Mohammed-Racim où l'expo y vogue aussi de plus belle toile à l'ombre d'aquarelles aux nuances aoûtiennes. Mieux, et si l'on y prête oreille, les toiles de l'artiste donnent l'impression de fredonner Le Sud (1975) de feu d'Agostino Arturo Maria Ferrari dit Nino Ferrer (1934-1998) : "On dirait le Sud et le temps dure longtemps".
Louhal Nourreddine
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com