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LE SOIR DU CENTRE



TIZI-OUZOU : RENCONTRE AUTOUR DE LA VIE ET L'ŒUVRE DE L'ECRIVAIN KATEB YACINE
Le journaliste Mohand-Saïd Ziad évoque «sa» mémoire commune avec l'auteur de Nedjma
Invité à la rencontre autour de la vie et l'œuvre de Kateb Yacine organisée à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, par la Direction de la culture, Mohand-Saïd Ziad, journaliste à l'hebdomadaire Algérie Actualités a évoqué «sa» mémoire commune avec Kateb Yacine.
Des bribes de mémoire et de souvenirs et des anecdotes difficilement arrachées à l'oubli pour restituer les multiples facettes de l'homme qui a été le témoin d'une époque porteuse de promesses de liberté, d'une utopie révolutionnaire qui se révélera n'être, finalement, qu'une illusion, au grand dam de Kateb Yacine qui consacrera son engagement politique, littéraire et intellectuel à la défense des idéaux de justice, d'égalité et d'indépendance dans «une patrie qui l'a habité, dira sa sœur Fadhila, dès sa prime jeunesse». Avec sa faconde habituelle, le vieux journaliste usera de mots simples pour rappeler des instants de vie partagés avec l'auteur de Nedjma. Il évoquera des noms et des lieux qui ont jalonné le parcours et la vie de l'écrivain. Proche compagnon et ami de ce dernier, Mohand-Saïd Ziad et d'autres invités qui ont approché l'écrivain ou qui l'ont connu, se sont relayés pour évoquer l'homme, sa vie et son œuvre. Ils ont tenté de restituer le parcours littéraire, dramaturgique, poétique et politique ainsi que l'engagement intellectuel de l'homme dont la vie et l'œuvre se sont confondues avec un pan de l'histoire d'avant et après l'indépendance de l'Algérie. M. Saïd Ziad évoquera les escapades vers Sedrata d'où est originaire Kateb Yacine, Annaba, la Pointe Pescade… des tranches de vie que le vieux journaliste Ziad a partagées avec celui qui l'appelait Maréchal Ziad, en compagnie d'autres amis qui leur sont communs comme le peintre Mohamed Issiakhem, Malek Haddad, Mohamed Dib, Hamou Sadaoui, marionnettiste et frère du chanteur Salah Sadaoui. Fadhila Kateb, la sœur cadette de l'auteur de Nedjma, se souviendra des visites répétées de tout ce beau monde dans leur maison familiale «où Issiakhem s'amusait à porter la gandoura de ma mère», raconte avec un air enjoué la sœur de Yacine. Elle parlera, surtout, du patriotisme précoce de son frère. «Celui-ci m'empêchait de réciter la Marseillaise, alors que lui préfère chanter Min Djibalina.» «Un jour, racontera-t-elle encore, Yacine qui était collégien débarqua dans notre école pour nous dire de ne pas lever le drapeau français. L'incident en resta là, grâce à la complicité de notre institutrice, une Française qui était mariée à un Kabyle.» Fadhila Kateb parlera de l'ambiance provoquée par les amis de son frère, les Ziad, Issiakhem et d'autres compagnons de Yacine qui s'invitent chez eux. Malek Haddad et Mohamed Dib étaient aussi des habitués de la maison des Kateb. «M. Dib a écrit quelques pages de L'Incendie dans la cave de notre maison», dira Fadhila Kateb qui se remémore de cette anecdote croustillante. «Un jour, raconte-t-elle, mon frère est venu, revenant de son travail à Alger Républicain où il était journaliste, débarque avec une pile d'exemplaires invendus d' Alger Républicain. Au lieu de servir à la lecture, ces journaux finiront dans le feu qui servira à la cuisson du couscous que maman a préparé pour les amis de Yacine.» Il était bien sûr question de l'idylle amoureuse qui naquit entre Yacine et sa cousine. Un amour impossible qui est resté dans les annales et que tous ses biographes soutiennent qu'il est à la base de l'inspiration poétique et littéraire et qu'il n'est pas étranger à l'écriture de son œuvre majeure, Nedjma. Dalila Bouahi, qui était secrétaire au sein de l'Action culturelle des travailleurs, une compagnie théâtrale créée par Kateb Yacine, témoignera de la modestie et de l'humanisme du célèbre écrivain. Mme Djazouli, une enseignante de langue et littérature françaises qui a connu l'écrivain, parlera du respect que lui vouait le petit peuple. «Kateb Yacine était vénéré par le petit peuple, il était comme un poisson dans l'eau au milieu de ces petites gens», témoignera l'enseignante à la retraite qui a suivi les comédiens de la troupe dirigée par le dramaturge dans leurs déplacements dans les localités de l'Algérie profonde et se produire en plein air dans les villages agricoles. Mais l'enseignante qui souhaite que l'héritage de Kateb Yacine soit préservé regrette que son œuvre comme celle d'autres poètes et romanciers algériens ne figure pas dans les programmes d'enseignement au sein de nos collèges et lycées. «Tout a été effacé à partir des années 1980. Nos élèves sont malheureusement orientés vers autre chose», se désole Mme Djazouli. On ne peut parler de Kateb Yacine sans évoquer son engagement et ses prises de positions politiques. «Yacine a dénoncé le coup d'Etat perpétré par Boumediène contre Ben Bella», dira M. Saïd Ziad, ajoutant que ce dernier «n'a pas caché son mécontentement, suite à la publication sur Jeune Afrique d'un pamphlet où Kateb Yacine s'est attaqué aux faux militants du parti et à tout le système déviationniste», Un motif pour lequel Kateb Yacine fera le voyage de Paris vers Alger en compagnie de Béchir Ben Yahmed, le directeur de la publication, à la demande de Ben Bella. Bezza Bencheikh parlera des circonstances de sa rencontre avec Kateb et des instants partagés avec l'écrivain qui s'est beaucoup intéressé à l'activité culturelle menée, durant les années 1970, à l'Université d'Alger par le collectif d'étudiants dont il faisait partie et qui ont créé la troupe Debza à laquelle Kateb Yacine «a seulement apporté son parrainage». Rappelons que des animations théâtrales, des communications thématiques ainsi que des lectures de fragments de textes de Kateb Yacine par des étudiants du département de français de l'Université de Tizi-Ouzou ont été organisées, dans le cadre de cette rencontre.
S. Aït-Mébarek
TIPASA
La construction de la grande mosquée piétine
Devant être engagés en 2007, les travaux de la construction de la grande mosquée de Tipasa restent toujours un vœu pieux, devenant de ce fait un projet virtuel, qui n'arrive pas à se concrétiser depuis près de six années, si on considère les travaux d'études.
Annoncée en grande pompe, la réalisation de cet édifice religieux d'une superficie qui avoisine 10 000 mètres carrés, et dont le montant prévisionnel de sa réalisation est de six milliards, avait déjà ressenti les prémices de difficultés annoncées pour sa concrétisation. En effet, malgré les deux milliards alloués par la wilaya en 2008 pour stimuler les fidèles et les bienfaiteurs à contribuer à la réalisation de cet important édifice cultuel public, il n'en demeure pas moins que la réalité est là. On est face à un statu quo inquiétant, car peu de moyens ont été avancés, en réponse à l'appel lancé en direction de la population, des bienfaiteurs et des fidèles. Malgré l'apport financier de la wilaya qui avait quand même octroyé une enveloppe de deux milliards pour la construction de cette grande mosquée sise au cœur de la ville de Tipasa, «le retard enregistré dans sa réalisation est regrettable», nous confie un fidèle résidant sur les hauteurs de Tipasa. Nonobstant cette dotation, l'ancien wali de Tipasa avait demandé en octobre 2008, rappelons-le, à ce que le Directeur des affaires religieuses «réitère ses appels auprès des fidèles et des bienfaiteurs afin de redynamiser une meilleure contribution citoyenne et obtenir des citoyens une assistance accrue et soutenue pour finaliser cet ouvrage de culte et de ne pas compter uniquement sur l'apport de la wilaya» , avait alors recommandé en 2008, l'ancien chef de l'exécutif de la wilaya de Tipasa Ainsi, cette mosquée située à la proximité du centre-ouest de la ville de Tipasa, voit sa réalisation se limiter aux terrassements, et de ce fait les travaux engagés se voient menacés par les risques d'inondation des prochaines pluies Paradoxalement à cette situation, et à une centaine de mètres plus loin, un immense centre culturel islamique est en voie de réalisation. Les travaux de cet ouvrage construit sur une surface de 1670 m2 ont nécessité près de quatre milliards. Plus loin, à Hadjout, une ville située à 15 kilomètres de Tipasa, vient d'être érigé un impressionnant ouvrage cultuel, la mosquée Essalem de Hadjout, qui constitue un chef d'œuvre d'une originalité spécifique propre à l'architecture musulmane et s'inspirant du modèle arabo-andalou. Il s'agit d'une majestueuse mosquée, construite sur deux niveaux et bâtie sur un terrain de 5 500 mètres carrés, avec un rez-de-chaussée disposant d'une emprise au sol de 1 550 m2. Le bloc sanitaires de cette dernière occupe plus de 100 m2, la salle des ablutions hommes a une superficie de 50 m2, avec une même étendue que pour celle réservée aux femmes. Toujours au rez-de-chaussée de cette mosquée Essalem de Hadjout, la salle des prières occupe 940 m2, tandis que la salle de l'imam occupe 54 m2. Ce monumental ouvrage est doté d'un minaret de 30 mètres de hauteur.
Larbi Houari
ELLE A 4 MOIS D'EXISTENCE
Radio Boumerdès fête un double événement
A l'occasion du 58e anniversaire du déclenchement du combat libérateur de notre pays et du 50e anniversaire de la récupération de la souveraineté sur la télévision et la radio, nos confrères de la toute jeune station Radio de Boumerdès ont organisé une cérémonie à laquelle les autorités locales et les journalistes ont été conviés. Clôturant un programme national visant à installer une radio dans chaque wilaya, Radio Boumerdès, qui émet sur la bande FM 92.6, a été inaugurée, rappelons-le, en juillet 2012. Elle dispose de moyens modernes pour accomplir sa mission. L'équipe d'animateurs et de journalistes que dirige Yasmina Samet, une ancienne des médias publics, est encore en rodage et il lui faudra du temps pour étoffer le programme quotidien et répondre aux attentes des citoyens de cette wilaya. N'empêche que des émissions intéressantes sont diffusées. Lundi dernier, par exemple, le passage d'un jeune poète, écrivant en arabe classique, était un moment de radio de bonne facture. Les auditeurs de Radio Boumerdès ont découvert un poète du terroir bien talentueux. Par ailleurs, oscillant entre l'utilisation de l'arabe et le tamazight, l'équipe des animateurs et des journalistes tente de rendre leurs émissions accessibles au plus grand nombre d'auditeurs. Mais en la matière, des efforts supplémentaires sont attendus, comme est attendue la participation de cette radio au développement local, au renforcement de la liberté d'expression et de la démocratie participative.
Abachi L.
ILS GUETTAIENT LEURS PROIES À PARTIR D'UN VEHICULE DE LOCATION
Démantèlement du réseau qui écumait l'autoroute Est-Ouest
Les éléments de la Gendarmerie nationale de Blida ont mis fin, hier, à l'activité d'un réseau de malfaiteurs qui agressait les usagers de l'autoroute Est-Ouest. Cette bande de malfaiteurs, composée de cinq éléments dont un mineur, avait poursuivi un remorqueur qui tirait un véhicule en panne pour l'arrêter et agresser la famille qui y était à bord. Après leur avoir subtilisé argent et objets précieux, les écumeurs ont pris la fuite à bord d'une voiture de location de marque Renault Symbol. Cependant, le chauffeur du remorqueur avait pris le soin de relever le numéro d'immatriculation de celle-ci pour le communiquer à la gendarmerie. C'est ainsi que les investigations ont abouti à l'arrestation de cette bande.
M. B.
SUITE À NOTRE ARTICLE SUR L'EAU SOUILLEE A LA CITE DES 402 LOGEMENTS À OULED YAICH
Le wali de Blida nous écrit
Faisant suite à notre article du 23 octobre 2012 intitulé « Blida, de l'eau souillée coule dans leurs robinets», le wali de Blida nous a rendu destinataire d'un écrit dans lequel il nous fait part de la prise en charge du problème posé, et ce, dès la date de son signalement à savoir le 29 septembre 2012. Ainsi, il nous informa que le tronçon de la conduite en question d'une longueur d'environ 200 mètres linéaires a été rénové par les services de l'ADE. Tout comme, il nous signala qu'en date du 20 octobre, l'approvisionnement en eau fut rétabli après que les analyses bactériologiques aient montré que le danger fut radicalement écarté.
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