COUR DE TIZI-OUZOU
L'affaire de plusieurs fonctionnaires dont deux ex-PDG du port d'Alger jugée en appel aujourd'hui
L'affaire impliquant deux ex-PDG du port d'Alger et une dizaine d'autres fonctionnaires au niveau de la même entreprise ainsi qu'un opérateur privé sera jugée aujourd'hui en appel par le tribunal criminel près la cour de Tizi- Ouzou.
Juridiction auprès de laquelle le dossier avait été renvoyé suite à l'arrêt rendu par la Cour suprême, consécutivement au pourvoi en cassation introduit par les mis en cause, après le jugement prononcé à leur encontre par la cour d'Alger. L'affaire a éclaté en 2010. Une plainte avait été, alors, déposée portant sur des malversations relatives à l'octroi de facilitations à des opérateurs privés spécialisés dans le transport pour l'exercice de l'activité de fret et de manutention au niveau de l'Entreprise portuaire d'Alger. Le dossier atterrira une première fois devant le tribunal de Sidi M'hamed. Les mis en cause seront jugés pour malversations dans l'exercice de leurs fonctions. Des peines de 1 à 6 ans seront prononcées à l'encontre des prévenus qui feront appel du jugement. La cour d'Alger ouvrira de nouveau le dossier et confirmera les peines déjà prononcées mais en les aggravant, pour certains. F. Ali, ancien P-dg, B. Abdelhak, ancien P-dg, et Z. Abdelmadjid, ex-DG adjoint et responsable de l'exploitation et de l'organisation du port, ainsi que B. Amar, un opérateur privé, seront condamnés à 6 ans de prison ferme. Des peines d'emprisonnement d'un an seront retenues contre les autres coaccusés. L'accusation portait sur la gestion douteuse du port, la dilapidation de fonds publics et des facilitations octroyées à des sociétés privées, moyennant des pots-de-vin. Les faits sont liés à l'octroi par la direction du port d'Alger, considérant qu'elle ne pouvait pas faire face à l'accroissement de l'activité fret et manutention, d'une partie de ladite activité sous forme de sous-traitance à des sociétés privées spécialisées dans le transport.
S. A. M.
BEJAIA
Protestations en série
Béjaïa a connu, hier, une journée mouvementée avec pas moins de trois actions de protestation citoyennes initiées à Béni Maouche, Adekar et Boukhlifa, dans la commune d'Amizour.
Exacerbés par la très longue attente de trois années pour l'alimentation en électricité de leurs locaux à usage professionnel, construits dans le cadre du fameux programme de Bouteflika destiné à booster l'emploi des jeunes, une cinquantaine de jeunes bénéficiaires de la localité de Boukhlifa ont investi dans la matinée la Direction du logement et des équipements publics de Béjaïa. Les protestataires réclament l'achèvement des travaux de génie civil et la pose des transformateurs par la Sonelgaz, à même de les alimenter en énergie électrique pour leur permettre d'entamer enfin leurs activités professionnelles. Dans son intervention sur les ondes de la radio locale, le directeur de la DLEP s'est engagé à prendre en charge dans «un délai d'un mois» les préoccupations des contestataires. Dans les municipalités de Béni Maouche et Béni Ouartilane, ce sont les transporteurs de voyageurs assurant la desserte vers le chef-lieu de la wilaya de Béjaïa qui sont montés au créneau par un arrêt de travail. Les transporteurs contestataires exigent l'annulation d'un arrêté communal signé par le maire de Seddouk, portant désignation de nouveaux arrêts de stationnement des bus dans sa municipalité. La rue a également grondé à Adekar où les résidents des lotissements 1 et 2 ont procédé à la fermeture du siège de la daïra. Les manifestants réclament l'aménagement de la route menant vers leur cité. Une route qui se trouve dans un état de délabrement avancé, se plaint-on. La tension n'est pas retombée aussi à Algérie Poste où les travailleurs du secteur à travers la wilaya de Béjaïa n'ont pas repris, hier lundi, le chemin du travail. A l'appel du Syndicat d'entreprise des travailleurs d'Algérie Poste de la wilaya de Béjaïa, affilié à l'UGTA, les postiers ont paralysé pour la deuxième journée consécutive l'ensemble des bureaux de la wilaya pour demander l'amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. En plus du versement de la prime annuelle de 30 000 DA, les grévistes exigent une augmentation salariale, une meilleure gestion des carrières des travailleurs du secteur de la poste, le renforcement des effectifs et l'extension des bureaux de poste notamment la recette postale de Sidi-Aïch qui «ne répond plus aux normes», ainsi que le réaménagement des heures d'ouverture, écrit le syndicat des postiers dans sa requête adressée à la direction générale d'Algérie Poste.
A. K.
Bettache Mohamed du FFS, élu nouveau P/APW
Mohamed Bettache a été élu nouveau président de l'APW de Béjaïa avec 31 voix sur les 34 votants lors d'une session extraordinaire élective tenue dimanche. Elu sur la liste du FFS lors du dernier scrutin des locales, Mohamed Bettache succède, sans surprise, au perchoir de l'Assemblée populaire de wilaya, à son camarade du même parti, Brahim Meziani, élu, pour sa part, sénateur de la circonscription de Béjaïa à l'issue des élections du 29 décembre dernier pour le renouvellement partiel des membres de la Chambre haute du Parlement. Il convient de signaler que Mohamed Bettache a déjà occupé le même poste de P/APW durant les élections partielles de 2005 à Béjaïa. A noter, par ailleurs, que les 9 élus du RCD ont décidé de boycotter l'élection du nouveau P/APW.
A. K.
AIN DEFLA
Crime collectif à Aïn Soltane
Jeudi dernier vers 16 heures, des passants sur la RN18 à hauteur du lieudit El Mechmach ont aperçu le corps d'un jeune homme gisant dans une parcelle agricole située en contrebas de la chaussée. Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Aïn Soltane, se sont déplacés sur les lieux où ils ont découert le cadavre du jeune Y. Mohamed, âgé de 20 ans, demeurant au douar Ouled Benabès situé à l'entrée ouest de la ville de Djendel. Après le relevé des indices et l'évacuation de la dépouille sur la morgue de l'hôpital de Khémis-Miliana, ce sont les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie de Djendel, territorialement compétente qui ont pris le relais, et entamé l'enquête ordonnée par le procureur de la République. C'est à la suite d'informations concernant les fréquentations du jeune défunt que les gendarmes ont procédé à l'interpellation des dernières personnes, au nombre de sept, à l'avoir vu vivant. Selon nos sources, elles ont été soumises à l'interrogatoire qui a permis aux enquêteurs de déceler différentes et nombreuses contradictions dans leurs déclarations. Les gendarmes poussant les investigations et les vérifications, les prévenus finissent par reconnaître le crime collectif. Le jeune homme, après avoir été tué, avait été transporté et abandonné loin du lieu du crime croyant ainsi pouvoir fausser les pistes. Toujours selon nos sources, les inculpés ont avancé l'idée du crime d'honneur. Les mis en cause, ayant tous des liens familiaux, originaires de la localité de Hellil dans la commune de Aïn Soltane, ont été entendus par le procureur de la République de Khémis-Miliana qui a placé cinq d'entre eux sous mandat de dépôt. Les deux autres ont été relâchés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim O
Source : www.lesoirdalgerie.com