
S'exprimant, hier, lors d'une conférence tenue à Alger, des cadres du SNTE ont qualifié de « grand risque » la gestion du dossier des 'uvres sociales de l'Education par la commission nationale et les commissions de wilaya. Membre du bureau de wilaya, Saïd Abderrahim estime que la commission nationale des 'uvres sociales n'a ni « les compétences », ni les « capacités requises » pour gérer le dossier. « Comment voulez-vous qu'un simple enseignant qui n'a jamais eu l'expérience de gérer une simple boutique aura les compétences pour gérer un fonds s'élevant à 2 000 milliards de centimes ' », s'interroge-t-il. Pour cet ex-membre de l'UNPEF, la meilleure procédure aurait été de confier la gestion à des experts financiers. Une proposition « refusée » catégoriquement par l'UNPEF et le Cnapest « sans aucune explication convaincante », regrette-t-il. Et même si Abdelhakim Aït Hamouda, chargé de communication du syndicat, reconnaît que la gestion des 'uvres sociales, à travers la commission nationale et les commissions de wilaya, a été décidée via un référendum, il estime, toutefois, qu'il y a eu beaucoup de « tromperies » et surtout de la « malice » des deux syndicats, à savoir le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) et l'Union nationale des personnels de l'éducation et de formation (UNPEF) lors de la campagne précédant l'élection. De ce fait, il accuse les cadres de ces deux syndicats de vouloir « se remplir les poches ». Il explique que le discours tenu lors de cette campagne par ces derniers était truffé de « mensonges ». Il cite l'exemple des 54 millions promis pour chaque enseignant à la retraite alors que ce montant a été réduit de moitié à environ 25 millions. Mieux, ces mêmes 25 millions « ne sont pas acquis », dit-il en plaidant pour l'ouverture d'une enquête, afin de « faire jaillir la lumière sur l'ancienne gestion ». Note : les 'uvres sociales étaient gérées, jusque-là, par la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE), organisation affiliée à l'UGTA. Autre sujet évoqué, la rentrée scolaire. Le SNTE tire la sonnette d'alarme quant à la situation actuelle caractérisée, essentiellement, par la surcharge des classes. Abdelhakim Aït Hamouda annonce que si les choses restent en l'état, les élèves ne seront examinés que sur 50 ou 60% du programme. Il a évoqué le cas des élèves des classes primaires qui ont un déficit quotidien en matière d'enseignement de 5 heures.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amokrane H
Source : www.horizons-dz.com