D'impressionnants dispositifs de sécurité ont été déployés, hier matin, à El Mouradia et Oued Kniss pour empêcher le sit-in national des corps communs de l'éducation nationale qui voulaient crier haut et fort leur colère suite à la non-satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles. Le Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels du secteur (SNCCOPEN), qui avait appelé pour un regroupement devant le siège du ministère à El Mouradia, n'a pas pu y accéder.
Les adhérents mobilisés par milliers ont été renvoyés, selon les dires du président de ce syndicat, Ali Bahari, au niveau de la gare routière et des stations de taxi. Le siège du ministère de l'Education et son annexe ont été bouclés par les forces de l'ordre déployées tôt le matin. Plusieurs militants ont été arrêtés et conduits dans des commissariats de police pour interrogatoires, dénonce M. Bahari, qui dit avoir été tabassé par les policiers et qu'il a été évacué à l'hôpital Mustapha Pacha. Le président de ce syndicat «regrette cette manière de faire» qu'il qualifie de «violente à l'égard de personnes pacifiques». «Nous protestons pacifiquement pour arracher nos droits.
Nous avons à faire au ministère de l'Education nationale et non à la police», a-t-il ajouté, soulignant qu'il compte saisir la justice. Par ailleurs, le SNCCOPEN ne semble pas vouloir lâcher prise en dépit de ces entraves et compte radicaliser ses actions de protestation.
«On ne va pas s'arrêter là», a-t-il menacé. Cette menace qu'il compte mettre à l'exécution serait relative au boycott des examens du bac et du BEM. Pour trancher cette question, le conseil national du syndicat se réunira, vendredi et samedi, a fait savoir le syndicaliste. Excédés par une situation socioprofessionnelle «intenable», les 130 000 employées que compte ce corps ont mené une multitude d'actions de protestation dont la dernière était un débrayage de trois jours qui a pris fin mardi dernier.
S'estimant lésé, ce corps appelle les pouvoirs publics à améliorer cette situation qui passe par la révision de leur statut particulier et de leur système indemnitaire.
Très mal rémunérés, les corps communs rejettent la dernière augmentation salariale estimée à 10 %, demandent une augmentation et jugent aberrant de percevoir un salaire dérisoire. En plus de ces salaires dérisoires, les corps communs, comptant plusieurs éléments dont des administrateurs, des chauffeurs, des agents de sécurité, demandent à être intégrés dans le secteur de l'éducation.
Pour ce syndicat, la politique du gouvernement actuel, qui n'est pas différente des précédentes, est à l'origine de ce malaise et la tension sociale qui n'épargnent presque aucun secteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.letempsdz.com