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Le silence inexpliqué des autorités LIBERATION DE 3 DIPLOMATES ALGERIENS



Le Mujao a-t-il lâché du lest tout en gardant en captivité le consul Boualem Sias'
Après 90 jours de captivité, trois des sept diplomates algériens kidnappés à Gao au nord du Mali ont été libérés depuis quelques jours. Les trois diplomates ont été rapatriés à partir du Mali par un avion militaire qui a atterri dans l'après-midi de jeudi dernier à l'aéroport militaire de Boufarik, dans la discrétion la plus totale. On croit savoir que les diplomates libérés étaient en bonne santé. Le reste, tout le reste, est entouré d'une zone d'ombre. A titre d'exemple, personne ne peut indiquer la région - approximative - où sont détenus ces diplomates. Au nord du Mali, au Niger ou peut-être au Tchad' Ensuite, quelle interprétation donner «à cette première vague» de libération surtout que le consul Boualem Sias est toujours entre les mains de ses ravisseurs' Cela signifie-t-il que le Mujao, organisation terroriste qui a revendiqué l'enlèvement, vient de lâcher du lest' La libération des trois diplomates a été rapportée pour la première fois par des sites on-line mauritaniens.
L'information a été ensuite relayée, au conditionnel, par la presse algérienne sans la moindre réaction du ministère des Affaires étrangères qui a pourtant promis de communiquer à temps les informations nécessaires. Quelle relation établir entre cette information diffusée par les sites mauritaniens coïncidant avec la visite de la commission nationale des droits de l'Homme de la République islamique de Mauritanie, le 8 juin dernier à Alger'
«La conjoncture actuelle impose à nos deux instances de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés, dont le phénomène de l'immigration clandestine», a déclaré le président de la commission mauritanienne, Bamariam Baba Koita, à son arrivée à Alger. Si la discrétion est requise en pareille circonstance pour le bon déroulement des tractations et pour surtout ne pas mettre en danger la vie des ressortissants, il aurait été utile de communiquer au moins les noms des trois diplomates libérés. Rien de tout cela. Le 24 juin dernier, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, interrogé à ce sujet, s'est contenté de répondre qu'il s'agit d'une question «très sensible» qui «requiert la discrétion».
M.Messahel a précisé, à cet effet, que «seule la discrétion dégage l'efficacité».
Revendiquant cet enlèvement, le Mujao a exigé la libération de 30 de leurs acolytes, détenus dans les prisons algériennes et mauritaniennes et le versement d'une rançon de 15 millions d'euros. A cette exigence, le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia a réaffirmé le 24 avril dernier que l' «Algérie ne négocie pas avec les terroristes, position qu'elle a toujours adoptée». «L'Algérie a toujours été contre toute concession vis-à-vis d'actes de ce genre», a souligné M.Ould Kablia. «Pour l'heure, la décision revient à ceux qui ont pris la responsabilité de l'enlèvement des diplomates. Il y a d'autres parties dans la région qui tentent de trouver une solution au problème et s'il doit y avoir une médiation cela requiert de la confidentialité», a expliqué le ministre de l'Intérieur.
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