Le siège de la Centrale syndicale de l'Ugta, a vécu hier deux mouvements de protestation regroupant les travailleurs des corps communs et les retraités
La section de wilaya des corps communs et ouvriers professionnels de l'éducation (Sete), appuyée par le syndicat d'entreprise des travailleurs de l'éducation(Snte) revendiquent solennellement pour la énième fois «l'intégration des corps communs et ouvriers professionnels dans le statut particulier de l'éducation, conformément à la loi». «Il n'y a pas d'éducation sans les travailleurs des corps communs», ont-ils scandé hier, par centaines au siège de la centrale syndicale de l'Ugta à Alger. «Nous avons un salaire qui nous permet de manger juste du pain. C'est-à-dire, même pas un sachet de lait», clame un père de famille de 2 enfants qui touche un salaire mensuel de 13.000 DA/mois. Pour revendiquer leurs droits légitimes dignement, des centaines d'employés se sont dirigés hier vers le ministère de l'Education nationale, afin d'observer un sit-in sur les lieux mais ils ont rebroussé chemin vers le siège de l'Ugta, ont-ils affirmé. Les travailleurs des corps communs qui constituent un élément-clé dans le fonctionnement du secteur de l'éducation, sont réduits à l'endettement à vie. Pour soutenir la justesse de la cause, même les autres employés de l'éducation non syndiqués dans ce corps, sont venus soutenir leurs collègues: «Nous sommes solidaires, même si nous ne sommes pas concernés directement, mais on travaille ensemble. Donc, on est sensibles à leur détresse», a souligné Mme B.Z. une employée de l'éducation. Pour revenir à leurs revendications pour la deuxième fois consécutive, une grève de trois jours a été observée les 24, 25 et 26 octobre, afin de tirer la sonnette d'alarme, avant de convenir à la radicalisation du mouvement de protestation qui reste attaché à leurs revendications légitimes. «Nous irons défendre nos droits légitimes sans hésitation ni crainte. Nous sommes des morts-vivants déjà, nous n'avons rien à craindre», lança un employé. Huit points ont été réitérés dans la plate-forme des revendications, dont le plus important reste l'intégration des travailleurs des corps communs dans le secteur de l'éducation nationale. Pis encore, la 14e tripartite du mois de septembre 2011, ne s'est pas du tout penchée sur les dossiers de ces quelque 83.000 employés qui assurent le bon fonctionnement des écoles à travers le territoire national. Selon des sources crédibles qui ont pris part à la 14e tripartite, aucun sujet n'a été abordé dans ce sens, ce qui soulève des interrogations de part et d'autre, sur l'absence regrettable des éléments des corps communs. «Nous n'avons reçu aucune lettre ou information sur leur situation, afin de pouvoir débattre sur le sujet», a regretté ce cadre de la Centrale syndicale de l'Ugta. Une délégation de sept membres a été reçue par Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l'Ugta, afin de revenir sur la situation de ces milliers de travailleurs qui appellent à la satisfaction de leurs droits légitimes dans les meilleurs délais. «Trop d'inégalités qu'on doit régler. J'ai passé 33 ans de service», dit désespéré un employé.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar CHEKAR
Source : www.lexpressiondz.com