Alger

Le sacrifice des étudiants mis en exergue



Le mouvement des étudiants algériens a connu sa naissance au début des années 1950 avant de se voir encadré par le Front de libération nationale (FLN). Un mouvement entré de plain-pied dans la Révolution en répondant à l'appel lancé par le FLN à l'attention des étudiants pour qu'ils quittent les bancs des écoles, universités et des lycées et intègrent la Révolution. Cette page de notre histoire et du combat libérateur a fait l'objet, jeudi dernier, d'une conférence animée par le Dr Bouazza Boudersaya, enseignant d'histoire à l'université d'Alger 2 Abou El Kacem Saâdallah, au Forum de la Sûreté nationale. Cette rencontre a regroupé les cadres et les élèves de l'Ecole supérieure de police Ali-Tounsi. Le conférencier dira que « la grève du 19 mai s'est inspirée de plusieurs mouvements et combats dont celui de l'Emir Khaled en 1919, des évènements de 1945 et l'initiative de la création de l'Union des étudiants algériens à Paris. Cette dernière deviendra l'Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema). La création effective de l'organisation des étudiants a eu lieu lors du congrès constitutif tenu à Paris, du 8 au 14 juillet 1956. A l'appel du FLN, des réunions de sensibilisation des étudiants et des lycéens ont eu lieu pour favoriser la prise de conscience. En novembre 1954, date de déclenchement de la guerre, le climat était déjà préparé » dira l'orateur. Abasourdis par le nombre de lycéens qui ont pris le maquis, les colonisateurs français ont été contraints de lancer une propagande auprès des familles les incitant à interdire à leurs enfants de monter au maquis. Une ruse qui a échoué. Le 19 mai 1956, un appel à la grève générale a été adressé aux inscrits à l'université d'Alger et dans d'autres universités en France et dans les pays arabes, mais aussi aux lycéens et collégiens algériens. Et c'est par centaines que les universitaires algériens ont répondu à l'appel du devoir, rejoints par des lycéens dans les rangs de l'ALN, pour lutter contre l'ordre colonial. Nombres d'entre eux sont tombés au champ d'honneur.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)