Chaque saison apporte son lot d'affaires de corruption au niveau des ligues de football. Ce «sport » se pratique à ciel ouvert, au su et au vu des responsables du football et des acteurs qui participent à sa vie.
Toujours éclaboussées par les affaires, jamais inquiétées par la hiérarchie, les ligues s'adonnent à la pratique éhontée de la corruption en toute impunité. Les rares fois, cela arrive, ou le couperet tombe «d'en haut», c'est toujours les lampistes qui paient. Jamais les maffieux et les voyous qui font ce qu'ils veulent dans une impunité totale qui confine avec la complicité de ceux qui doivent veiller au strict respect de l'application des règlements généraux. Il y a quelques semaines, une affaire de requalification des faits suite à une agression sur un arbitre avait secoué la Ligue régionale d'Alger. La décision couperet est tombée dans les heures qui ont suivi la divulgation, par la presse, de cet impair.
Sur-le-champ, la commission juridictionnelle de discipline a été décapitée. Deux de ses membres, les plus intègres de la structure de l'avis général des autres membres de la Ligue, ont été évincés sans aucun égard pour leurs 20 années de présence et de travail propre au sein de cette instance. Des lampistes. Depuis quelques jours, la Ligue inter-régions et la Ligue amateurs sont secouées par deux affaires qui puent la corruption et la collusion entre de nombreuses parties (FAF-LNFA-LIRF) sans que cela entraîne la moindre réaction salutaire de la «tutelle» qui observe de loin l'évolution de la situation et qui cherche coûte que coûte à préserver ses «protégés» qui ont produit du faux, qui ont violé les règlements, triché, menti, fait pression sur un arbitre pour changer son rapport, qui font une lecture des règlements généraux et du code disciplinaire qui les rendent indignes de siéger à la Ligue et qui font tout pour conserver leur «fauteuil» pour lequel ils sont prêts à faire n'importe quel sacrifice pourvu qu'ils soient assurés de «survivre» dans ce système maffieux qui régente le football.
La clochardisation rampante des structures et instances du football a favorisé grandement l'implantation et le développement de la corruption et de la combine. Au niveau des ligues, tout le monde parle d'un phénomène extraordinaire. Des membres de ligues et une partie du personnel perçoivent des salaires en forme de primes de la part de certains dirigeants de clubs contents de la «désignation d'arbitres», du traitement réservé à leurs «affaires». Des plasmas, costumes, réfrigérateurs, portables sont gracieusement offerts par de «généreux donateurs». Y a encore pire. Des responsables de ligues auraient assuré le rôle de «garant» dans une «transaction» entre deux clubs. Le cas qui a fait le plus de bruit et celui de ce dirigeant qui a été à une époque membre du bureau fédéral et qui aurait entreposé l'argent du match combiné dans le coffre fort de sa ligue. Lorsque les langues se délieront totalement, un tsunami balaiera ce ramassis de voyous qui n'arrête pas de ternir l'image du football.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Ouahib
Source : www.elwatan.com