Alger - A la une

Le rôle prépondérant de la microentreprise



Plus qu'une nécessité, la promotion de la microentreprise devient une urgence compte tenu des nouvelles orientations adoptées par les pouvoirs publics afin d'opérer les changements économiques qui s'imposent, notamment après le renouvellement des institutions. C'est dans cette optique que la microentreprise prend une importance capitale pour bâtir des bases solides de gestion et de développement local. Elle aura à intervenir au centre des nouvelles politiques économiques, sciemment dirigées pour faire passer les collectivités locales d'une gestion unilatérale et purement administrative dépendante des subventions de l'Etat, à une gestion productrice de plus-value, et dont l'ultime objectif est d'atteindre une autonomie à hauteur des potentialités de chaque région. Dans ce sillage, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Microentreprise, Nassim Diafat, n'a pas manqué lors de sa visite mardi à Alger, à l'espace dédié aux microentreprises, à la Foire de la production algérienne, de souligner «la nécessité de booster la microentreprise, afin d'opérer un véritable développement aux niveaux local et national, selon une approche économique». Une orientation érigée en priorité absolue, dans la mesure où elle représente le point de départ d'une stratégie qui met en avant l'impératif d'établir un tissu industriel et commercial ou le secteur privé se hisserait au rang de partenaire incontournable intervenant dans la réalisations des grands projets et dans la concrétisation des réformes engagées en vue de diversifier l'économie nationale, sortir de la dépendance des hydrocarbures et rééquilibrer la balance de paiement. C'est précisément dans ce virage à 360° que les jeunes porteurs de projets trouveront une opportunité unique, fortement soutenue par des mesures de facilitations et d'accompagnement inédites, autant sur les plans administratif et parafiscal que sur celui de l'accès au marchés publics. Les récentes ouvertures exprimées par la signature de plusieurs partenariats entre les grandes entreprises publiques et l'Anade, témoignaient d'un passage évident à la vitesse supérieure. Autrement dit, à travers cette nouvelle synergie, la prise de risques, de part et d'autre, est amplement minimisée, du fait que les résultats d'exercice sont balisés par la certitude de remboursement des échéances de la microentreprise, contre des prestations et des productions susceptibles de confirmer un retour à la normale. Il s'agit d'une approche qui a été engendrée suite à l'établissement d'un état des lieux qui a révélé l'impératif de rectifier les directions économiques, dans le but de stopper l'hémorragie qui mine le pays depuis des années et de réinstaurer une gouvernance économique dont le socle serait la base de la société, en l'occurrence les collectivité locales. Une tâche qui reste tributaire de plusieurs facteurs, dont le plus important serait, dans l'immédiat, l'application des nouvelles lois et des textes promulgués, afin de remédier à cette situation complexe, notamment après l'installation des nouvelles sphères de décisions, des assemblées fraîchement sorties des élections locales et attendues sur le terrain, pour une meilleure représentation de la volonté populaire et la prise en charge de leurs préoccupations. Il faut dire que l'importance de hisser la microentreprise au rang de maillon fort de l'économie nationale ne se confine pas uniquement dans un rôle purement économique, elle contribuera, d'une façon ou d'une autre, à améliorer la situation sociale et à favoriser l'émergence d'une justice et d'une stabilité tant recherchées.
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