Après la polémique qui a enflé ces derniers jours au sujet du projet de la Grande Mosquée d'Alger «Djamaâ El Djazaïr », le responsable de sa réalisation, Mohammed Lakhdar Aloui a réagi dans une conférence-débat animée au Forum d'El Moudjahid. Le risque sismique a été pris en compte et le projet ne consiste pas en une simple « salle de prière ».
Les risques sismiques n'ont pas été sous-estimés dans le projet de la grande mosquée d'Alger, a indiqué ce lundi le directeur général de l'Agence nationale de réalisation et gestion de la Mosquée d'Alger (ANAGERMA), Mohammed Lakhdar Aloui. Dans une conférence-débat organisée au Forum du quotidien d'El Moudjahid, le responsable de l'ANAGERMA est venu défendre le projet qui a suscité des polémiques ces derniers jours notamment au sujet du choix du terrain de Djamaâ El Djazaïr. Abdelkrim Chelghoum, expert en génie parasismique a suscité la polémique en mettant en garde contre «une sous estimation des risques sismiques». «Comment un ouvrage aussi complexe sur le plan technique, économique et sécuritaire n'a fait l'objet d'aucun débat national entre experts ayant une expérience avérée dans les domaines de la conception, du suivi, du contrôle et de la réalisation des grands projets», s'est-il interrogé sur les colonnes du quotidien le Soir d'Algérie. « Il (Pr Chelghoum) a été convié par nos soins pour assister aux débats entre experts, mais il n'a pas répondu présent », a précisé M. Aloui. « Il n'y a pas de bon ou de mauvais sol, il une bonne et mauvaise technique (...) et la technique retenue pour le projet Djamaâ El Djazaïr est la bonne », a ajouté le conférencier. Selon Ses dires, le site de Mohammadia (à l'est d'Alger) a été choisi, après examen par une commission d'experts reconnus, sur 10 sites proposés à Alger.
Un monument touristique et historique
Le conférencier s'est également prononcé sur la pertinence d'un tel projet « qui ne constitue pas une priorité nationale », selon une pétition qui circule sur le web. Pour notre interlocuteur, le projet n'est pas de construire « une simple salle de prière », il s'agit d'un « monument » complexe qui abritera un centre culturel et un centre scientifique et constituera un site touristique dont la valeur est historique. Cette dimension de « monument » conférée à ce projet qui exige « la durabilité » a été le critère essentiel dans le choix du sol de l'architecture et du constructeur. La grande Mosquée d'Alger comprend 12 bâtiments indépendants, disposés sur un terrain d'environ 20 hectares avec une surface brute de plus de 400 000 m dont la mosquée et son esplanade, qui pourront accueillir 120 000 fidèles. Son minaret culminera à 270 mètres de hauteur. La conception du projet a été réalisée par un bureau d'études allemand et sa réalisation a été confiée fin décembre au groupe public chinois CSCEC pour un milliard d'euros dans un délai de 42 mois à partir du 28 février 2012. « Aucune étape n'a été laissée au hasard, de l'étude du sol jusqu'à l'achèvement du projet. Nous avons une équipe de 50 cadres qui veillent au suivi du projet mois par mois selon un planning établi pour respecter les délais. Pour l'heure tout marche très bien», a rassuré le responsable de l'ANAGERMA.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aymen Zitouni
Source : www.maghrebemergent.info