
«Une réponse favorable a été donnée à ce projet. La demande de préservation des abattoirs a été validée. Il nous reste devant nous deux ans pour formuler un projet fiable», a déclaré Athmane Tadjenant.Après la réunion du mercredi 7 mai dernier, l'association culturelle pour les arts de la cité (Cit'arts) est née. Elle est composée de 450 personnes, entre artistes, architectes, designers, journalistes et autres, à savoir le collectif Art'Battoir qui a émis le souhait, en mai 2013, de sauver les abattoirs d'Alger de la destruction avec le «souhait d'affecter ce lieu historique à un projet collectif», autrement appelé Fabrique culturelle Dzayer». Un pôle qui redonnerait vie à ce lieu en y oeuvrant pour l'art. Contacté par nos soins, le président de l'association, Athmane Tadjenant, soulignera l'importance de création de cette association afin d' «avoir une existence officielle et formelle pour nos revendications. Aujourd'hui, nous avons un siège social. Nous pouvons acter sur la scène sociale. Nous pouvons avoir un cachet etc». Ayant déjà pris des contacts avec des institutions étrangères, notre interlocuteur confie que son principal projet, à l'heure actuelle, est la redynamisation du secteur culturel en valorisant, notamment le patrimoine, organiser des manifestations culturelles, dans tous les domaines, récitals, spectacles, concerts de musique, le cinéma, les arts plastiques, la photo, les arts de la scène etc, notons que ce lieu devra, non seulement produire du spectacle, mais aussi assurer des formations. «Nous envisageons ce lieu comme un vecteur de développement social. Nous sommes en pourparlers avec des institutions étrangères afin de monter des cycles de formations, notamment dans les métiers du spectacle, mais aussi du son, de l'image afin de faire profiter des gens d'Alger et d'ailleurs de ces expériences. Pour rappel, nous révélera notre interlocuteur «nous avons déjà pris contact avec plusieurs ministères, à savoir le ministère de la Culture, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et celui de la Jeunesse et des Sports notamment sans oublier l'Artisanat et le Tourisme et nous avons reçu l'appui de toutes ces institutions. Une réponse favorable a été donnée à ce projet.» Mais comment cela va-t-il se mettre en place concrètement' «La demande de préservation des abattoirs a été validée. Il nous reste devant nous deux ans pour formuler un projet fiable. Cela relève en général des tracasseries administratives et du foncier. Notre démarche est avant tout citoyenne.» En effet, pour rappel, en mars 2014, un arrêté du ministère de la Culture a ouvert une instance de classement des abattoirs d'Alger comme «monument historique témoin de la période industrielle de l'Algérie».Un arrêté qui fait suite à l' appel lancé par des artistes algériens aux autorités publiques lequel avait enregistré, quelques mois plus tôt plus de 700 signatures pour la création d'un grand espace dédié aux arts et à la culture auxdits abattoirs d'Alger. Cette demande qui n'est plus la première dans le genre en Algérie, s'inspire d'expériences similaires relevées dans d'autres pays dans le monde comme les anciens abattoirs de Testaccio à Rome (Italie) abritant aujourd'hui le Musée d'art contemporain de Rome ou encore le 798 de Pékin (Chine) une ancienne usine réaménagée en village d'artistes tout en gardant sa structure originelle. Et pourquoi pas donc en Algérie' l'association Cit'arts qui aspire vivement offrir à la jeunesse algérienne ce «rêve» dans l'égalité des chances et la libre expression est prête à se donner à fond pour arriver à cet objectif. Un sentiment pieux qui semble prévaloir chez notre président de l'association, le documentariste et musicien Athmane Tadjenant. En attendant, plusieurs actions culturelles sont d'ores et déjà inscrites à l'ordre du jour dans l'agenda de cette association, nous a-t-on fait savoir. Il s'agit notamment d'un atelier de djembé africain et de fabrication de percussions, des expositions et des concerts dont un événement qui se tiendra bientôt en étroite collaboration avec la Wallonie Bruxelles. «Une façon pour nos jeunes de s'ouvrir, se connaître et faire sortir les jeunes des sentiers battus», acheva de nous dire Athmane Tadjenant.L'association nouvellement créée lance un appel à toutes les compétences souhaitant contribuer à la «réflexion» et la «mise en oeuvre» de projets de développement artistiques et culturels. Pour ceux qui veulent y adhérer, des réunions se font tous les 15 jours au niveau de Kouba. Les bonnes idées sont les bienvenues.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O HIND
Source : www.lexpressiondz.com