Au moment où des défenseurs des droits de l'Homme critiquent les conditions de détention et le recours abusif à la détention provisoire, le ministre de la Justice soutient, qu'au contraire, les droits humains sont respectés dans le pays et les droits des prévenus sont garantis.Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Les droits de l'Homme sont-ils respectés en Algérie ' Contrairement aux organisations de défense des droits de l'Homme, certains partis politiques et des militants associatifs et des juristes, qui critiquent la situation dans le pays, le ministre de la Justice garde des Sceaux Abderrachid Tabi soutient que ces droits sont bel et bien respectés.
« Toutes les Constitutions de l'Algérie, depuis son indépendance et dont la dernière est celle de 2020, ont adopté l'ensemble des droits et libertés individuelles et collectives contenus dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme (signée par le pays au lendemain de son indépendance) et dans les conventions internationales y afférentes », a déclaré, hier, M. Tabi, dans un discours prononcé à l'occasion de la célébration du 73e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Il a ajouté que la Constitution algérienne ne s'est pas contentée de reconnaître les droits et libertés contenus dans cette déclaration mais a fait de leur exercice effectif un objectif et de la justice un garant de leur respect, précisant que la loi fondamentale garantit la présomption d'innocence et un procès équitable pour tous les justiciables.
Dans une pétition signée à cette occasion, célébrée le 10 décembre de chaque année, des défenseurs des droits humains, des hommes politiques, des juristes et des militants associatifs ont appelé le pouvoir au respect de ses engagements internationaux contenus dans les traités et conventions internationales des droits humains ratifiées, réclamant l'arrêt de la répression et la levée de toutes les restrictions à l'exercice des libertés et des droits fondamentaux. Ils ont soutenu que 73 ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, et 59 ans après l'accession de notre pays à l'indépendance, les libertés les plus élémentaires consacrées par la Déclaration sont vidées de leur substance par la législation et les pratiques. Contrairement donc à ces affirmations, le ministre de la Justice estime que l'Algérie a honoré ses engagements internationaux.
Comme il a affirmé que le principe du procès équitable est respecté. Dans ce contexte, l'orateur a rappelé qu'il était interdit d'opérer toute perquisition des domiciles sans l'autorisation du procureur de la République ou du juge d'instruction, avec le respect total des procédures du code pénal. En plus de la présomption d'innocence des prévenus, le ministre a souligné que le droit à la défense de tout accusé est garanti. Et d'indiquer que la détention provisoire est une exception dans certains cas, et dont les délais sont définis par le code pénal. « Tout dépassement des délais est considéré comme une détention abusive », a-t-il dit.
Concernant la garde à vue, l'orateur a rappelé les droits des personnes placées sous ce régime comme la visite médicale et le droit de contacter sa famille, notant que tout officier qui ne respecte pas ces droits est exposé à des poursuites pénales.
Dans ce sens, il a annoncé que 12 515 visites ont été effectuées cette année par les magistrats dans les lieux de garde à vue, dont des visites inopinées. En plus des autres visites opérées par certaines organisations non gouvernementales (ONG) comme le Comité international de la Croix-Rouge, a-t-il ajouté. Aussi, le ministre a fait savoir que la Croix-Rouge internationale a effectué 296 visites dans les différentes prisons du pays, menées par 200 délégués de l'organisation, qui se sont entretenus avec quelque 7 400 prisonniers.
K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com