Louable initiative que celle prise par le réseau Nada pour la défense des droits de l'enfant, dans le but de lutter contre la violence en milieu scolaire.
Actuellement, le phénomène de la violence ne cesse de prendre de l'ampleur, et aucune couche sociale n'est à l'abri de cette dérive qui a envahi toutes les structures, en particulier les écoles censées être un lieu permettant aux enfants de développer leurs con-naissances et de s'épanouir en acquérant des valeurs morales pour faire face aux agressions de la vie. Cette situation a poussé les membres du réseau Nada à mettre en place, en collaboration avec le Centre international d'éducation aux droits humains (Equitas), un ambitieux programme permettant de promouvoir les droits et d'imposer la non-discrimination et la résolution pacifique des conflits chez les enfants âgés de 6 à 12 ans. Ce projet intitulé «On ne joue pas avec les droits» vise à renforcer les capacités des écoles de la commune d'Alger-Centre, les représentants des associations membres du réseau Nada, ainsi que les organisations de la société civile, en matière de prise en charge de l'enfant, en assurant la promotion des valeurs positives des droits des individus. S'exprimant au cours d'une rencontre tenue hier à Alger, Mlle Hamida Goufi, directrice du projet au sein du réseau Nada, a indiqué que parmi les causes qui entraînent la violence figure notamment le manque de repères chez l'enfant. Pour Mlle Goufi, ce projet-pilote, qui concernera dans un premier temps 500 enfants issus de 15 établissements scolaires, dont 10 écoles primaires et 5 autres du cycle moyen relevant de la wilaya d'Alger, vient pour contribuer à l'effort de l'Etat en ce qui concerne la lutte contre les germes de la violence scolaire. Ce projet, dira l'intervenante, a été initié en 2005 à Montréal (Canada) pour promouvoir une compréhension de la diversité en aidant les enfants à être plus sensibles à leurs ressemblances malgré leurs différences. «Il s'agit d'une activité parmi les nombreux jeux disponibles dans la trousse éducative. On ne joue pas avec les droits. Cette trousse a été développée par Equitas, une ONG canadienne qui travaille à l'avancement de la démocratie, de l'épanouissement des êtres humains, de la paix et la justice sociale grâce à des programmes fondés sur les droits humains», a expliqué Mlle Mazari Karima, coordinatrice du projet. Présent au cours de ce rendez-vous qui a réuni différentes assotions travaillant auprès des enfants, le représentant du ministère de l'Education nationale a fait savoir que «le châtiment corporel», à l'encontre des élèves, est strictement interdit par la loi. «Toute forme de violence scolaire pouvant provoquer des problèmes psychologiques qui pourraient menacer l'équilibre de l'élève est interdite et entraînera des sanctions disciplinaires très strictes à l'encontre des professeurs», a-t-elle précisé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R S Agence
Source : www.lnr-dz.com