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Le réseau "Nabni" poursuit le débat sur l'économie algérienne



Le réseau
Le groupe Nabni continue dans sa dynamique de réflexion. Pour arriver à l'objectif de publier le 05 juillet 2012 le « Rapport du cinquantenaire de l'indépendance : bilan et chantiers structurants pour l'Algérie 2020 », le réseau Nabni a sollicité des experts pour enrichir le débats et les propositions.
Les promoteurs de l'initiative "Nabni" (construisons) ont organisé, dimanche à Alger, un « café-débat » autour des principaux résultats des groupes de travail qui les ont réunis avec des experts les 16 et 17 mars pour discuter des « chantiers structurants » à opérer en 2020. Les débats ont également porté sur les résultats des ateliers sur l'économie et l'emploi, la santé et la protection sociale, l'éducation, le savoir et l'innovation, la gouvernance et le « vivre ensemble ».
L'état des lieux fait avec les experts sur ces questions est accablant : c'est l'échec des approches adoptées jusque-là. « Absence de transparence, déficit dans l'application des lois et des politiques et absence de communication », tente de résumer Nadir Laggoune, membre du réseau Nabni. C'est pourquoi Nabni prévoit de publier, avant le 5 juillet 2012, des « chantiers de rupture », qui regroupe des propositions susceptibles d'être appliquées sur le terrain.
Le groupe a déjà publié 100 recommandations dans le rapport Nabni 2012, qui a été remis à des personnalités politiques, de la société civile et des membres du gouvernement. Ces recommandations, bien que concrètes, n'ont pas trouvé l'écho favorable auprès des décideurs. «Nous sommes restés sur notre faim, mais les choses doivent changer », espère Nadir Laggoune.
Les propositions émises par ce cercle de réflexion n'ont même pas séduit les partis politiques qui se préparent pour les échéances électorales de mai 2012. La plupart des partis politiques en mal de programme concret ne se sont pas inspirés des propositions de ce réseau composé d'enseignants, de médecins, de chef d'entreprises, d'économistes et de fonctionnaires. Pourtant, « on aurait voulu qu'elles soient reprises par les programmes des partis politiques car ce sont des mesures concrètes pour réparer les dysfonctionnements de nos institutions», ajoute M Lagoune. Pour l'heure, ces mesures n'ont fait sensation que chez Abdelhamid Temmar ministre de la Prospective. Ce dernier a rencontré les membres de ce réseau en août et septembre derniers, et a accepté de fournir les données statistiques nécessaires pour l'élaboration du rapport Algérie 2020.
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