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Le rendez-vous de la dernière chance



Le rendez-vous de la dernière chance
La mise en garde algérienne, émise en temps opportun sur l'urgence d'une solution politique et purement libyenne, a enfin trouvé un retentissant écho dans la sphère onusienne. Plus que jamais conforté dans une vision pragmatique, stigmatisant l'intervention occidentale et alertant sur les conséquences de la déstabilisation sahélienne et dans l'ensemble méditerranéen, Alger s'impose en acteur incontournable dans le règlement du conflit pris à bras le corps par l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon. La démarche préconise un dialogue inclusif, impulsé dans les ateliers de concertation associant les gouvernements rivaux, les membres de la société civile, les représentants de tribu et les municipalités. Le « moment de vérité » est donc proche pour l'émissaire onusien, ?uvrant sans relâche à l'intensification des « discussions » pour tenter d'aplanir les divergences et faire du round de Skhirat l'ultime rendez-vous pour la signature d'un accord politique. « Nous ne sommes ni optimistes ni pessimistes mais avons l'espoir que les parties sont conscientes que le délai du 20 septembre est incontournable et qu'elles mettront les intérêts de la Libye et du peuple libyen avant leurs intérêts », a indiqué hier Leon. Cette date butoir, qui précède la tenue de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, s'avère décisive pour le retour à la stabilité dans un pays livré à la mainmise des milices et à la menace grandissante de Daech maître de Syrte et aux portes de Tripoli. Selon Leon, Daech a pris « ces dernières heures » le contrôle des bureaux de la banque centrale de Libye à Syrte ainsi que de banques privées. En outre, la poudrière libyenne a généré l'afflux massif des migrants rêvant de l'eldorado européen pour échouer dramatiquement dans le cimetière méditerranéen à ciel ouvert. L'espoir imminent d'un consensus est légitimement caressé par l'émissaire onusien qui travaille d'arrache pied pour formaliser les annexes de l'accord et entamer les négociations sur la désignation du chef du gouvernement d'entente nationale et des deux vice-chefs de gouvernement. « Nous espérons que les parties au conflit puissent comprendre la gravité de la situation dans leur pays et le besoin pressant de parvenir à un accord final », a-t-il relevé. Il appartient aux Llibyens de forger leur destin par la quête d'un compromis historique, bien loin des conditionnalités et des surenchères des uns et des autres.Les attentes de la communauté internationale sont immenses. « La communauté internationale exhorte les représentants des différentes parties libyennes au conflit, qu'ils soient politiciens, indépendants ou représentants de la société civile, afin de parvenir à un accord et de mettre l'intérêt de la Libye au-dessus de toute autre considération », a conclu l'émissaire onusien.


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