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LE RCD ET LA DÉMARCHE DES «19-4»



LE RCD ET LA DÉMARCHE DES «19-4»
Au RCD, on estime que la démarche des désormais «19-4» participe de la «pollution du climat politique et de la grave crise dans laquelle sont plongées toutes les institutions du pays», et constitue une «manœuvre improvisée dans le cadre des soubresauts des luttes entre clans d'un même système».M. Kebci - Alger (Le Soir) - Et son président qui intervenait, hier mardi, à l'ouverture des travaux du campus des jeunes militants du parti, à Zéralda, a été encore loin dans ce qui s'apparente à un véritable réquisitoire contre Louisa Hanoune et ses pairs parmi les demandeurs de la fameuse audience au président de la République.Pour Mohcine Belabbas, cette sortie des «19-4» n'est qu'une «désertion parmi tant d'autres des rangs du système qui, même si elle conforte l'opposition dans sa démarche et ses analyses vieilles de quelques mois déjà , renseigne surtout sur les pratiques qui ont jusque-là prévalu dans son fonctionnement». Et de leur faire remarquer être allés plus loin que «l'opposition qui, tout en alertant depuis longtemps sur la vacance des trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et de l'accaparement de la décision par des cercles illégaux, n'a tout de même pas été jusqu'à suggérer que le chef de l'Etat serait pris en otage ou plus grave encore qu'il aurait commis des actes de trahison». Suffisant pour le président du RCD pour qualifier la démarche des «19-4» de «manœuvre improvisée» s'inscrivant dans le cadre des «soubresauts des luttes entre clans d'un même système».Plus incisif sera encore Belabbas pour qui cette sortie de Hanoune et compères n'est qu'une «diversion». Car, expliquera-t-il, ces «déchus pour certains et parvenus pour d'autres » sont «tous managés par la police politique officieuse qui semble réduite à fomenter des scénarios de déstabilisation en actionnant ce qui leur reste comme acteurs publics fidèles pendant que la police politique officielle déstructurée s'occupe à se redéployer pour la nouvelle feuille de route qui lui est assignée».Plus que cela, le président du RCD accusera aussi ces demandeurs d'audience présidentielle de «vouloir aujourd'hui se recycler dans l'opposition en quittant un bateau soumis à d'incessantes vagues» après avoir «défendu avec hargne et été complices de la ré-intronisation pour un quatrième mandat du chef de l'Etat malgré l'aggravation et la détérioration de sa santé». Ceci au moment où, ajoutera-t-il, «la demande de destitution du chef de l'Etat par l'application de l'article 88 et la relance de la revendication de la dissolution de la police politique par le RCD remontent à décembre 2012.Et à Belabbas de rafraîchir la mémoire de ceux qui l'auront oublié ou feint de l'ignorer que depuis sa conférence de Mazafran, l'opposition structurée dans la Coordination pour les libertés et la transition démocratique ne cesse de demander à discuter avec le pouvoir à sa tête le chef de l'Etat pour négocier une sortie de crise en vue d'aboutir à la mise en œuvre d'une phase de transition permettant au peuple algérien de décider librement de son destin». Car pour le président du RCD, «seul un système démocratique peut permettre de garantir la stabilité du pays et la cohésion de la nation», estimant que le dernier message du chef de l'Etat à l'occasion du 61e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Guerre de Libération nationale, «même s'il reprend quelques propositions contenues dans la plateforme de Mazafran, reste très vague notamment quant aux prérogatives de la commission électorale qu'il dit vouloir constitutionnaliser».Et à l'orateur d'appuyer son propos, affirmant que le pouvoir recourt à ce genre d'annonces et de mesures unilatérales à chaque fois qu'il est acculé, tout en les dévoyant, voire en les remettant en cause et les reniant une fois que la pression retombe afin de prolonger le sursis du système».


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