
"Le rapport établi par le département d'Etat américain sur la liberté du culte en Algérie n'est pas un jugement. L'Algérie n'est pas un pays coupable qui attend le verdict d'un pays étranger ni d'aucune partie sans autorité aucune, mais nous considérons que c'est une appréciation. Au préalable, nous avons jugé que c'est une fausse appréciation car nous avons remarqué l'évolution de ces rapports d'année en année, et nous remarquons à chaque fois que c'est du copier-coller et qui n'a pas été actualisé. Nous parlons d'une Algérie qui n'est pas la nôtre actuellement", a déclaré, hier, Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, depuis Sidi Bel-Abbès.Il a indiqué que la réponse de l'Algérie se fera par le biais du ministère des Affaires étrangères qui "nous a invités à développer notre analyse, nos appréciations, nos recommandations dans un rapport qu'on leur a envoyé".Interrogé également sur le bilan définitif des pèlerins décédés lors de la bousculade de Mina, il a répondu que "selon le dernier recensement, le nombre des victimes avancé est toujours le même. Nous avons 5 disparus, et nous sous-entendons par disparus les pèlerins qui n'ont pas donné signe de vie. Autrement dit, on s'attend à la fatalité, c'est-à-dire qu'ils soient des pèlerins décédés, et c'est pourquoi, le bilan serait aux environs de 48 pèlerins décédés, en plus des 3 morts dans l'effondrement de la grue". À ce sujet, il a rappelé que le bilan final "appartient à l'Arabie saoudite de le communiquer et de le diffuser. De notre côté, nous attendons les conclusions de l'enquête des autorités saoudiennes, mais d'ici là, nous n'allons pas supputer et nous n'allons en aucun cas politiser cette situation".Par ailleurs, le ministre, qui auparavant avait présidé une conférence organisée au rectorat de l'université Djilali-Liabès sur le thème de la relance de l'investissement à partir du fonds de la zakat, a expliqué que l'investissement à travers le fonds de la zakat est un principe de fond. "Nous avons collecté les 3/8 qui n'ont pas trouvé de bénéficiaires actuellement pour les investir en microcrédit pour la création de la petite entreprise". Cela étant, il indiquera aussi que son département a, au bout de 13 années d'activité, gelé l'opération pour l'évaluer. À ce propos, il dira que "nous avons organisé au niveau de la wilaya d'Alger une rencontre avec les universitaires, les premiers créateurs du fonds de la zakat au sein de l'université algérienne, et nous sommes revenus vers Sidi Bel-Abbès qui a été la wilaya pilote en matière de création de ce concept même pour revoir notre copie auprès des universitaires et des spécialistes".A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bousmaha A
Source : www.liberte-algerie.com