
Un article de presse a rapporté sur vos colonnes (Liberté du 28.09.2016) des écrits diffamatoires à mon égard et s'est fait l'écho d'informations erronées concernant le déroulement du concours de psychiatrie-pédopsychiatrie, session 2016. Je me suis alors abstenu de répondre par devoir de réserve et ceci pour permettre à la tutelle de prendre des décisions dans la sérénité.La tournure qu'a pris le concours a pour seule explication notre volonté de défendre les règles d'éthique et de déontologie qui doivent régir le déroulement de tout concours. Loin de toute allégation concernant la défense d'un quelconque candidat, j'ai défendu en toute loyauté l'intérêt général de tous les candidats et, en conséquence, celui de l'enseignement.Le Mesrs, qui a été rendu destinataire, en temps voulu, de plusieurs rapports circonstanciés sur le comportement de trois membres du jury, clôturés par un procès-verbal de carence, a pris la décision juste et honorable d'annuler ce concours et de le confier à un autre jury.PRECISIONSLe premier jury que je présidais était composé de cinq membres dont trois se sont constitués en groupe de pression avec des objectifs précis quant aux personnes à admettre ou à recaler. Voici les faits qui ont jalonné le déroulement du concours :avant les épreuves :1- Refus d'adopter l'anonymat pour l'épreuve pratique (maîtres de conférences A).2- Refus d'adopter un barème de notation pour les épreuves théoriques et pratiques.3- Refus de discuter des options à adopter en cas de différences substantielles de notation.4- Annulation des notes autant de fois qu'il y a d'écarts substantiels. Le résultat est que le candidat obtiendra nécessairement la note d'un membre du jury qui est dans ce trio.5- Refus d'une évaluation collégiale des différentes pièces des dossiers.Durant les épreuves :6- Les trois membres ont refusé de révéler les notes au fur et à mesure des épreuves.7- Un membre du jury s'est distingué par un comportement incorrect envers une candidate l'accusant de fraude.8- Les trois membres du jury se sont regroupés avec certains candidats, déjeunant avec eux au vu et au su de tout le personnel de l'hôpital, et ceci, durant le concours.À la fin des épreuves : 9- Ces comportements indignes ont eu pour conséquences que chacun des membres se permettait d'octroyer à sa guise une note sans justification aucune. Les notes finalement révélées par ces membres du jury étaient ahurissantes, caricaturales, frisant le ridicule (00, 01, 01.5, 02 sur 30). Elles ne reflétaient aucunement la réalité car attribuées à des candidats ayant exercé depuis plus de vingt ans en qualité d'enseignants hospitalo-universitaires et chefs de service pour certains.Par rapport à cet état que je jugeais indigne de notre noble profession, j'ai pris la responsabilité de suspendre les délibérations, en établissant un procès-verbal de carence et en le transmettant, le 07 août 2016, aux autorités de tutelle.Nous devons, en tant que candidats et enseignants, reconnaître le mérite de notre tutelle d'avoir réagi ainsi pour stopper un scandale sans précédent.La décision sage prise par la tutelle de reprogrammer le concours a été salutaire puisque les résultats confirment toutes les réserves apportées et dûment mentionnées dans les comptes rendus successifs. Des candidats, que les trois membres du jury souhaitaient ajourner, se sont retrouvés admis aux premières places.Pr A. BELAïDChef du service psychiatrieEHS Chéraga, Alger
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com