Alger - A la une

Le produit algérien peut concurrencer le produit étranger



Le produit algérien peut concurrencer le produit étranger
- Comment décrivez-vous la situation de l'industrie agroalimentaire en Algérie?'L'industrie agroalimentaire progresse et est capable de s'organiser et d'impacter la production d'autres secteurs. Par exemple?: le bois qui donne la pâte à papier et qui permet de fabriquer des cartons? Elle a des effets en amont sur l'agriculture (puisqu'elle peut demander une meilleure production des matières premières) aussi sur l'aval (puisqu'elle peut encourager la création d'autres entreprises et donc créer des emplois).Il est clair que pour nous ce secteur est tout à fait nouveau, puisque tout cela était le monopole de l'Etat il y a quelques années. L'exportation est encore faible, mais peut-être que la crise du prix du baril va inciter les entrepreneurs de l'agroalimentaire et l'agro-industrie à être plus dynamiques à l'international.- Justement, le produit algérien peut-il concurrencer le produit étranger importé?'En matière de prix, oui. Premièrement à cause de la valeur du dinar par rapport aux monnaies étrangères. Quand une monnaie est dévaluée, il est clair que c'est un avantage dans l'exportation, mais un désavantage dans l'importation. Comme nous avons un accord d'association avec les pays européens qui prévoit l'abolition des taxes douanières sur un certain nombre de produits, on peut aussi profiter de cela. Côté qualité, cette dernière ne pourra s'améliorer que par la disponibilité d'une main-d'?uvre qualifiée, l'innovation commerciale et la recherche d'un meilleur produit possible.- L'investissement dans les aires de stockage et dans le conditionnement des produits agricoles peut-il aider à améliorer la situation de ce secteur?'Tous les problèmes de l'agriculture et de l'industrie algérienne ramènent à la question du stockage. En 2008, on a produit 60 millions de quintaux de céréales, et comme il n'y avait pas d'infrastructures de stockage suffisantes, nous avons dû exporter. Donc, il n'y a pas eu de provisions pour l'année suivante au cours de laquelle nous n'avons produit que 35 millions de quintaux. Il a fallu importer pour couvrir les besoins.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)