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Le procès renvoyé au 19 janvier 2012 Affaire ABM-DGSN



Le procès en appel de l'ex-chef de l'unité aérienne de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), Oultache Chouaib, accusé dans une affaire de malversations en 2007 au profit de la société Algerian Business Multimedia (ABM), a été reporté jeudi, et pour la deuxième fois, au 19 janvier par la Chambre correctionnelle près la Cour d'Alger. Le report du procès en appel a été décidé en raison du retrait de la défense.
Selon l'ordonnance de renvoi, les faits concernent la passation de marchés «douteux» portant sur des équipements informatiques entre la DGSN et la société ABM, pour laquelle l'accusé principal, Oultache Chouaib, a usé de son influence sur la commission d'évaluation technique des offres où il siégeait pour qu'elle choisisse la société ABM. Une société dans laquelle son gendre, Toufik
Sator, est actionnaire et également directeur général adjoint. Pour rappel, une dizaine de cadres de la police, condamnés dans le cadre de cette affaire, dénoncent ce qu'ils qualifient d'«arbitraire» en se présentant comme «des victimes de la délinquance judiciaire».
En outre, les avocats ont effectué une demande dans laquelle ils sollicitent l'audition du rédacteur du rapport de l'inspection générale de la Sûreté nationale. Le tribunal correctionnel de première instance de Sidi M'hamed a prononcé des peines allant de 3 à 7 ans de prison ferme à l'encontre des 19 fonctionnaires de la police et de 4 cadres dirigeants de ABM, parmi lesquels le gendre d'Oultache.
Il est à rappeler aussi que sur les 25 inculpés, seuls 3 ont été relaxés, dont une femme exerçant au niveau de la DGSN.
Dix cadres de la police ont transmis la semaine dernière une lettre au président, l'interpellant sur leur sort et dénonçant «les circonstances»
dans lesquelles a eu lieu leur procès en première instance. Tous membres de la commission d'évaluation technique des marchés au sein de la sûreté nationale, les auteurs de la lettre précisent qu'ils n'ont «aucun pouvoir décisionnel» au sein de cette structure.
Leur rôle, notent-ils, «se limite à donner un avis technique sur les équipements proposés par le sous-traitant», un travail qu'ils ont «accompli avec abnégation, impartialité et responsabilité».
Cet ex-cadre supérieur de la Sûreté nationale est poursuivi également dans l'affaire de l'assassinat, le 25 février 2010, de l'ex-directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi. La date du procès de cette affaire n'a pas encore été fixée.
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