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Le Prix UNESCO "Avicenne d'éthique scientifique" 2015 remis au Pakistanais Zabta Khan Shinwari



Le Prix UNESCO
Le Prix UNESCO "Avicenne d'éthique scientifique" 2015 a été remis mercredi soir au siège de l'Unesco à Paris au scientifique pakistanais, Zabta Khan Shinwari, qui estime que la biotechnologie "peut contribuer à réduire la souffrance, la maladie, la faim et la pauvreté dans le monde si la volonté politique est au rendez-vous".A l'occasion de la tenue de la 38e Conférence générale de l'Unesco, le chercheur pakistanais, spécialiste en sciences végétales et biotechnologie agricole, estime que la biotechnologie peut aussi avoir un "impact négatif" sur l'environnement et l'avenir de la biodiversité, relevant que les scientifiques "ne sont pas encore suffisamment avertis des règlements nationaux et internationaux en matière de biosécurité".Etabli en 2003 par le Conseil exécutif de l'UNESCO à sa 166e session, sur l'initiative de la République islamique d'Iran, le prix, décerné tous les deux ans, entend récompenser les activités d'individus et de groupes dans le champ de l'éthique des sciences.Il est doté d'une médaille en or à l'effigie d'Avicenne accompagnée d'un certificat, d'une somme de 10 000 dollars et d'une visite scientifique d'une semaine en République islamique d'Iran.S'exprimant sur l'attribution de ce titre, le chercheur pakistanais, lauréat pour ce prix, a affirmé c'est un honneur pour lui, son pays et pour "tous ceux qui, à travers le monde, doivent faire face à des environnements hostiles, sans jamais se compromettre".Pour ce scientifique, "grâce aux innovations scientifiques de nouveaux médicaments et de nouvelles techniques de diagnostic sont constamment mis au point, mais il faut être vigilent sur l'usage qu'on en fait : éviter que seule une petite tranche de la société en bénéficie et veiller à ne pas compromettre les droits de l'homme".Si d'un côté, a-t-il expliqué, la transplantation d'organes sauve de plus en plus de vies, "elle a ouvert, d'un autre côté, la voie à un odieux trafic d'organes, dont les communautés pauvres et marginalisées sont les principales victimes".Dans ce contexte, il a souligné que les scientifiques "doivent se conformer d'avantage à l'éthique téléologique (étude des causes finales, de la finalité), selon laquelle la moralité d'une action dépend de ses conséquences, leur recommandant de "détecter et anticiper les imprévus ou les effets indésirables", en tenant informer les parties intéressées, y compris les responsables politiques, des menaces potentielles du double usage des sciences.Le premier Prix Avicenne a été décerné en 2004 au professeur Margaret Somerville, directeur du Centre pour la médecine, l'éthique et le droit de l'Université de McGill à Montréal (Canada). La deuxième édition du Prix a été décernée en 2006 au professeur Abdallah S. Daar, professeur des sciences de santé publique et de chirurgie à l'université de Toronto (Canada). En 2009, le troisième Prix Avicenne a été décerné au professeur Renzong Qiu, chercheur émérite à l'Institut de philosophie (Chine).


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