Alger - Revue de Presse

Le président yéménite, Ali Abdallah Salah, à El Djazira



«Israël laissera des plumes dans ce conflit» Le sommet arabe qui devait se pencher sur la question de l’agression israélienne sur le Liban n’est pas remis aux calendes grecques comme l’ont écrit plusieurs médias arabes qui sont allés jusqu’à mettre en doute l’existence de la Ligue arabe qui a, selon eux, failli à sa mission. Le président du Yémen, Ali Abdallah Salah, a apporté, avant-hier, au cours d’une rencontre télévisée avec la chaîne arabe El Djazira, des précisions importantes par rapport à la position jugée très faible de la majorité des pays arabes. Si l’Egypte a été derrière le blocage du sommet arabe auquel a appelé l’Algérie en urgence, à l’instar d’autres pays arabes, il n’en demeure pas moins, comme l’a souligné à bon escient le président yéménite, que le timing et la conjoncture à l’époque (au début du conflit) ne s’y prêtaient pas. «Aujourd’hui, dira-t-il, que les données ont complètement changé, le Hezbollah a, à lui tout seul, démystifié l’armée israélienne qui se croyait invincible, la tenue d’une telle rencontre au sommet est plus que nécessaire. L’Etat israélien est actuellement acculé de toutes parts, les pays arabes doivent en profiter tant que la situation est en leur faveur pour imposer à Israël un plan de paix qui satisfasse l’ensemble des parties en conflit. Oui, je le dis avec assurance, on doit au plus vite convoquer un sommet arabe extraordinaire pour débattre de la situation qui nous est aujourd’hui plus que favorable». Les arguments développés par le président yéménite tiennent en ceci: L’Etat d’Israël ne peut continuellement supporter une guerre qui est partie pour durer encore quelques semaines. Le peuple israélien qui est habitué à voir son armée gagner les guerres en quelques jours commencera à douter de la supériorité de Tsahal et à revendiquer aussitôt un cessez-le-feu. Cette fois-ci et si le Hezbollah tient ses promesses, celles de faire douter l’armée israélienne, la position des pays arabes en sortira largement grandie. Aussi, les pays arabes doivent soutenir encore le Hezbollah et laisser les citoyens, à titre individuel, grossir les rangs de la résistance. «C’est à ce prix, j’en conviens, très lourd, qu’on imposera définitivement notre plan de paix, adopté en 2002 à Beyrouth», dira-t-il. Le président yéménite qui est connu pour ses analyses pertinentes vient de faire encore une fois la démonstration de sa vision actuelle du conflit en soutenant que les pays arabes doivent garder cet atout gagnant -le sommet arabe- pour en faire plus tard un instrument de négociations avec Israël. Il ira jusqu’à pronostiquer une victoire totale pour la nation arabe qui déterminera pour une large mesure l’existence même d’Israël en tant que nation. Au cours de cette rencontre avec la chaîne arabe, le président yéménite a exclu toute agression d’Israël contre la Syrie ou un quelconque Etat arabe pour la simple raison, dit-il, que cette fois-ci, «Israël y laissera des plumes et menacera même son existence». «J’aurais tant aimé qu’Israël attaque la Syrie. Mais, ils sont conscients que s’ils l’attaquent, la Syrie qui est, au plan militaire, très bien équipée, l’effet de surprise ne jouera plus en leur faveur car la Syrie est parfaitement capable de répondre du tac au tac à une éventuelle agression». Hocine Adryen
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