
Abdelkader Bensalah demeurera le second homme de l'Etat à la faveur de sa reconduction à la tête de la chambre haute du Parlement pour les trois prochaines années.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Beaucoup a été dit et redit à son propos justement, certains n'hésitant pas à «professer» son départ dans le cadre d'un casting de succession en cours d'élaboration en haut-lieu. Surtout que l'homme, réputé pour son extrême réserve, revenait d'une assez longue période de convalescence et son come-back à l'occasion des débats sur le projet de loi de finances 2016, ne rassurait pas, lui qui éprouvait de la peine à se faire entendre.Certaines voix poussaient même leur «analyse» jusqu'à prévoir son remplacement par le secrétaire général du FLN, y voyant là , la suite logique de son éviction de son poste de secrétaire général du RND, la seconde béquille politique du pouvoir.Mais c'est compter sans le sens du suspense dont le chef de l'Etat détient le secret, en décidant le maintien de l'homme à son rang de second homme de l'Etat, démentant une fois de plus toutes les prévisions et les professions de foi.Hier dimanche, donc, Bensalah a été «plébiscité», lui qui a fait l'aveu de sa reconduction suite, dira-t-il dans l'allocution ayant suivi sa réélection, au «consensus» dont il a fait l'objet parmi les groupes parlementaires de la chambre haute du Parlement. Un choix loin de relever de la volonté des parlementaires puisque «exclusivité» est la volonté du chef de l'Etat. Preuve en est le fait que, jusqu'à la toute dernière minute, on était dans l'ignorance de la liste du fameux tiers présidentiel.Une nouvelle liste qui a été fatale à quatre sénateurs dont des fidèles parmi les fidèles du Président, Yacef Saadi et Zohra Drif-Bitat, cette dernière qui paie, ainsi, son audace à oser solliciter, en compagnie d'autres personnalités nationales, une audience auprès du chef de l'Etat à l'effet de s'assurer de la paternité de certaines des dernières décisions.Au chapitre des nouveaux sénateurs désignés par Abdelaziz Bouteflika à qui restent encore neuf postes à pourvoir, figurent le quatuor Achour Rachid, Abdelhak Benboulaà'd, fils de Mostefa Benboulaà'd, Ben Ali Benzaghou et Noureddine Benkortbi, directeur de cabinet de feu le président Chadli Bendjedid. Des nominés qui auront, croit-on savoir, pour nouveau chef de groupe, l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com