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Le Président-candidat serait en visite de travail à Alger le 24 février.. Une sortie, une réponse



Des sources affirment même que le ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, celui des Travaux publics et des Transports, ont été informés pour entamer les préparatifs liés à la sortie du chef de l'Etat.Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, devrait effectuer prochainement une sortie de terrain dans la capitale pour inaugurer un certain nombre de projets. Après avoir mis fin au suspense sur ses intentions et exprimé, via une lettre-programme adressée à la nation, son souhait de poursuivre sa mission à la tête du pays comme «devoir ultime», le Président-candidat cherche donc à convaincre de ses capacités à gouverner. C'est dans cette optique qu'intervient cette sortie annoncée ces dernières 48 heures par différents médias en ligne. Les sources citées précisent que le chef de l'Etat sortira à Alger le 24 février prochain, à l'occasion de la célébration du 48e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Une date hautement symbolique. Deux points sont inscrits alors à l'agenda de la visite de Bouteflika qui va inaugurer le projet de la Grande Mosquée d'Alger, ainsi que celui de l'aérogare de l'aéroport international Houari Boumediene dont les travaux de réalisation sont terminés. Malgré qu'officiellement, rien ne soit annoncé, les travaux d'embellissement en cours sur les deux itinéraires prouvent qu'un événement important se prépare. Des sources affirment même que le ministère des Affaires religieuses et des Waqfs, celui des Travaux publics et des Transports ont été informés pour entamer les préparatifs liés à la sortie du chef de l'Etat. La dernière apparition de M. Bouteflika remonte au 1er Novembre 2018, anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, lorsqu'il s'est recueilli au Carré des Martyrs du cimetière d'El Alia (Alger) à la mémoire des chouhada. Cette rareté d'apparitions publiques et son état de santé ont poussé bon nombre d'acteurs politiques de l'opposition à monter au créneau pour dénoncer sa déclaration de candidature à la présidentielle du 18 avril. De l'ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, au président du MSP, Abderrezak Makri, en passant par les partis qui boycottent le scrutin, les réactions diffèrent, mais ont pour dénominateur commun le rejet de la candidature.
Défi !
Pourtant, le 10 février dernier, le chef de l'Etat n'a pas omis d'évoquer ses capacités physiques diminuées, désormais du domaine public. «Bien sûr, je n'ai plus les mêmes forces physiques qu'avant, chose que je n'ai jamais occultée à notre peuple, mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m'a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté», avait-il écrit dans son message à la nation, défiant son état de santé. Et comme il fallait bien joindre l'acte à la parole, la visite de terrain qui pourrait intervenir dans 10 jours se veut une réponse à ses détracteurs en prévision de la présidentielle. Une sorte de précampagne pour cette élection, et dans l'objectif de convaincre les Algériens de lui renouveler encore leur confiance à la tête du pays. Ceci, sachant comme l'a déjà déclaré Ahmed Ouyahia, patron du RND, que le candidat Abdelaziz Bouteflika «ne fera pas de campagne électorale», se justifiant du fait qu'il est «connu du peuple». Derrière lui, il y a toute une machine électorale, constituée notamment des partis de l'Alliance présidentielle (FLN-RND-MPA-TAJ), outre les organisations de masse, de la société civile dont l'UGTA, l'Union des paysans algériens, l'Union des femmes algériennes, ainsi que des organisations dans le monde économique telle la Confédération FCE. Le Président-candidat s'est dit, dans sa déclaration, «conscient que notre pays a encore de grands chantiers à prendre en charge et à parachever et de grands défis à relever». C'est dans ce contexte et «en réponse à toutes les sollicitations et dans un esprit de continuité dans l'accomplissement d'un devoir ultime que j'annonce aujourd'hui ma candidature à l'élection présidentielle du mois d'avril prochain», a expliqué Bouteflika.
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