
Au cours d'une conférence de presse organisée au siège du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Réda Hamiani, son président, a déclaré que les cinquante propositions que l'organisation patronale a formulées et dont elle a discuté le contenu, lors d'un symposium tenu à Alger, il y a quelques jours, ont donné lieu à de bons échos. Réda Hamiani a souligné à ce sujet que «le Premier ministre nous a envoyé une lettre dans la quelle il nous en a félicité». Des ministères ont également favorablement réagi à ces propositions, a-t-il ajouté. Le président du FCE a déclaré que l'organisation qu'il dirige ne va pas laisser tomber ces propositions et qu'elle va continuer à les défendre. Le FCE s'apprête ainsi à tenir des réunions avec des opérateurs des secteurs de l'industrie pharmaceutique, de la production laitière et de la culture céréalière. Ces rencontres en perspective se donnent pour objectif de faire en sorte que la facture d'importation soit réduite dans ces filières. Et d'avancer que : «Si on arrive à développer davantage la production pharmaceutique, on sera en mesure de couvrir soixante-dix pour cent de nos besoins en médicaments et ramener la croissance dans ces branches dans des proportions intéressantes.» Mais cela est-il possible, au regard de l'environnement général dans lequel évolue notre économie, et du climat des affaires ' Le FCE estime qu'il reste beaucoup à faire, car l'indice de performance de l'économie de manière globale, objet de la conférence de presse sus-évoquée, n'est pas réellement bon. Cet indice établi sur la base d'un nombre de critères, selon que les choses évoluent dans la bonne ou dans la mauvaise direction, n'est pas reluisant. Il met en relief une somme de problèmes dont le foncier, le couloir vert, le crédit documentaire, le conseil de la concurrence' qui n'ont pas trouvé de solution globale et définitive. Ce pour quoi, d'ailleurs, l'indice en question n'a pas varié. Il est le même, ou presque, que celui établi en septembre 2011. Mouloud Hadir, consultant au FCE, analyse que le couloir vert, qui est de nature à faciliter les opérations en douane, en gagnant du temps, n'a pas été mis en place. Pourtant, ajoute-t-il, «la loi qui s'y rapporte existe et il suffit juste de la mettre en application». Il en est de même pour le Conseil de la concurrence dont l'installation a pris énormément de temps. «On ne comprend pas pourquoi la loi n'est-elle pas appliquée '», demande Mouloud Hadir. «Si ce conseil existait, on aurait pu éviter toutes les tracasseries qu'a connues le marché, suite à la flambée des prix du sucre et de l'huile et cet organisme aurait pu diligenter une enquête sur ce qui s'était passé», relève-t-il. Ce consultant a, par ailleurs, noté que c'est absurde de faire obligation aux entreprises de soumettre leurs comptes sociaux au Centre national du registre du commerce et qu'on laisse sommeiller les informations qui y sont contenues.
Y. S
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef Salami
Source : www.latribune-online.com