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Le Premier ministre : «La viande à 2.000 DA, c'est inconcevable !»



«Le gouvernement travaille dans un cadre coordonné et organisé pour mettre en ?uvre son plan d'action dans des conditions économiques difficiles. Même les plus grands pays du monde ne sont pas épargnés», a indiqué, hier samedi, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, en réponse aux interventions et préoccupations des membres du Conseil de la nation (Sénat) concernant la déclaration de politique générale du gouvernement, déjà débattue devant la chambre basse du Parlement. Le Premier ministre a déclaré que «sous les directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que les efforts concertés de tous les secteurs, il a été possible d'atténuer la crise économique mondiale grâce aux mesures de précaution prises par le gouvernement», a-t-il souligné devant les sénateurs.Au sujet de l'enveloppe financière allouée pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19, Aïmene Benabderrahmane a déclaré qu'» entre 2020 et 2022, l'Etat a alloué pas moins 400 milliards de dinars pour faire face à la crise sanitaire et 600 autres milliards de dinars supplémentaires pour faire face aux conséquences de la crise», a-t-il révélé. Le PM a également indiqué qu'une enveloppe financière de 613 milliards de dinars a été allouée pour soutenir les produits alimentaires de large consommation, alors que le montant de la défiscalisation des salaires a atteint 440 milliards de dinars pour toucher plus de 6 millions de bénéficiaires et le budget annuel affecté aux transferts sociaux directs et indirects estimé à plus de 5.000 mds DA.
Le Premier ministre a rappelé la mesure prise par le gouvernement en application d'une instruction du président de la République relative à l'exonération des salaires inférieurs à 30.000 DA de l'Impôt sur le revenu global (IRG) par souci d'augmenter le pouvoir d'achat du citoyen. La mesure en question a concerné plus de 5 millions de personnes, dont 2,6 millions de retraités, représentant une dépense fiscale de plus de 84 milliards DA/an. Benabderrahmane a également révélé que ces mesures «avaient été saluées par le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport de juillet dernier».
Le Premier ministre a souligné que son gouvernement «veillera à la mise en ?uvre de tous les programmes économiques et sociaux déjà tracés», s'engageant à «poursuivre la politique de subvention des denrées alimentaires de large consommation, afin de préserver le pouvoir d'achat des Algériens», a-t-il dit.
Au sujet des perturbations enregistrées en matière de distribution de certains produits de base, le Premier ministre a imputé le problème essentiellement à «la spéculation et la contrebande auxquelles se livrent certains réseaux organisés». Benabderrahmane a rappelé l'élaboration d'une loi relative à la lutte contre la spéculation illégale, entrée en vigueur début 2022, laquelle prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison, car portant atteinte à la sécurité et la stabilité de la société. Le gouvernement a mis en place les outils et mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure régulation et un meilleur approvisionnement des marchés, et pris des mesures pour renforcer le contrôle, réprimer la fraude et durcir les mesures de contrôle aux frontières, a assuré le Premier ministre.
Du nouveau pour les filières viandes
Le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, a affirmé, samedi à Alger, que la concrétisation d'une nouvelle approche dans la gestion des filières viandes rouges et blanches reposant notamment sur l'assainissement du marché «des intrus et des intermédiaires» versés dans le commerce du fourrage, devrait baisser les prix des viandes sur le marché.
«Il est temps d'introduire une nouvelle approche dans la gestion de ces deux filières qui bénéficient d'un grand soutien de la part de l'Etat, mais que nous ne percevons pas sur le terrain», a-t-il précisé.
Il est inconcevable, poursuit-il, que «les prix de la viande rouge atteignent 2.000 DA alors qu'ils ne devraient pas dépasser 1.200 DA, compte tenu du soutien apporté par l'Etat à cette filière», d'où l'impératif de revoir l'approche adoptée actuellement dans la gestion de ce segment.
A ce propos, le Premier ministre a invité les éleveurs à entrer en contact avec le ministère de l'Agriculture et du Développement rural afin de concrétiser cette «nouvelle approche», notamment en matière de distribution de tout type d'aliments, particulièrement l'orge qui, en raison de l'intervention d'intermédiaires, atteint «des prix exorbitants».
Il a fait état, dans ce cadre, de démarches en cours pour assainir la filière «des intrus et des intermédiaires qui torpillent l'effort des véritables éleveurs, lesquels se démènent quotidiennement pour assurer la continuité de cette activité».
M. Benabderrahmane a rappelé, dans le même contexte, la signature d'une convention tripartite entre le Groupe Agro-Logistique «Agrolog», la Fédération nationale des éleveurs et l'Office national des aliments de bétail (ONAB), visant à mettre en place «un système triangulaire» censé réguler le marché et proposer au consommateur de la viande rouge à un prix raisonnable.
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