
Bien qu'il soit confronté une situation délicate en début de cet exercice, Kheïrredine Madoui a toutefois marqué de son empreinte l'histoire du football algérien. En cinq ans d'exercice, il collectionne déjà plusieurs consécrations locales et continentales. En effet, après une riche expérience de footballeur à l'ESS et au CRB, il a mis un terme à sa carrière en 2005 alors qu'il venait juste de fêter ses 28 ans et ce, à la suite d'une grave blessure contractée au genou. C'est alors qu'il décide de se consacrer au métier d'entraîneur. Tout commence alors en 2010 lorsqu'il rejoint le staff technique de l'ESS en tant que coach adjoint. Il travailla aux côtés de nombreux entraîneurs tels Belhout, Zekri, Alain Geiger, Velud et Lang avec lesquels il a acquis les principes du métier. Mieux encore, il conquit des titres durant cette période dont un doublé historique en 2012 (Coupe et Championnat) alors que l'équipe était sous la direction du coach helvétique, Alain Geiger. L'année suivante et alors que l'équipe était sans coach suite au départ du Français Jean-Christian Lang pour des raisons de santé, il est désigné entraîneur en chef par le président du club Hassen Hamar. À partir de là, c'est une nouvelle ère qui commence pour le jeune technicien ententiste qui ne tarda pas à faire ses preuves et gagner l'estime des supporters et des spécialistes du football algérien. En effet, sous sa houlette, le onze de l'Aigle Noir allait écrire l'une des plus belles pages de l'histoire du club et ce, en remportant la Ligue des Champions d'Afrique au terme d'un parcours extraordinaire. Une consécration qui allait permettre à l'équipe chère au regretté Mokhtar Aribi de participer à la Coupe du Monde des Clubs au Maroc, une première pour un club algérien. Même si l'ESS avait terminé à la cinquième place sur les sept équipes qui avaient pris part à cette compétition, des équipes plus aguerries et plus expérimentées telles le Real Madrid, San Lorenzo de l'Argentine ou encore Cruz Azul du Mexique, il reste cependant que cette expérience a été fort enrichissante pour un entraîneur qui venait à peine de faire ses débuts. Et comme l'appétit vient en mangeant, Madoui va enchaîner par la suite avec la Super Coupe d'Afrique en battant en finale le Ahly du Caire au stade Mustapha- Tchaker de Blida avant de clore l'année 2015 avec le titre de champion d'Algérie. Entre- temps, l'ancien libero ententiste aux 12 capes est consacré sur le plan individuel. Sacré meilleur entraîneur en Algérie, il reçoit également le titre du meilleur coach du continent africain ravissant la vedette à d'autres grands entraîneurs comme l'ancien sélectionneur national de football le Bosnien Vahid Halilhodzic qui avait pourtant mené le onze des Fennecs jusqu'au second tour de la Coupe du Monde 2014 au Brésil ou l'entraîneur congolais de Vita Club, Florent Ibeng. Une réputation qui allait lui valoir les convoitises de plusieurs grosses cylindrées du football du continent et du Golfe comme le Ahly du Caire, le Zamalek, l'Ittifak de l'Arabie Saoudite et le club marocain de Moghreb Tétouan. En outre, pour beaucoup d'observateurs, la réussite de Madoui sur les deux plans, local et continental, est une preuve que le technicien local a les aptitudes pour réussir de bonnes choses s'il trouve les moyens nécessaires du travail et surtout le soutien des dirigeants et des supporters. En un mot, Madoui a été le précurseur d'une nouvelle ère pour les jeunes entraîneurs algériens.F. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rouibah Farès
Source : www.liberte-algerie.com