Alger - A la une

Le poulet bat des records ALORS QUE LES PRIX DES LEGUMES POURSUIVENT LEUR BAISSE SUR LE MARCHE



La volaille a touché, hier, la barre de 480 DA le kg au marché Ferhat Bousaâd d'Alger.Les producteurs et les vendeurs de volailles sont insatiables. Après avoir fait mine de respecter la convention les engageant à maintenir le prix du poulet à 250 DA le kg sur le marché, les voilà qui profitent du mois sacré de Ramadhan pour revoir, à la hausse, les prix. En effet, de 180 DA, le poulet est passé à 270 DA le kg une semaine juste avant le début du Ramadhan. Comme pour se venger des clients qui avaient boudé les viandes blanches pour acheter la viande de mouton ou de boeuf, les vendeurs de volailles ont réajusté une nouvelle fois les prix, en affichant le poulet à 350 DA le kg durant les premiers jours. Contrairement aux légumes qui avaient enregistré une légère baisse dés le deuxième jour, le prix du poulet n'a cessé d'augmenter depuis, atteignant 480 DA le kg, hier, au marché Ferhat Bousaâd d'Alger. Soit pratiquement le double du prix de référence qui ne devait pas dépasser le seuil des 250 DA fixés par le gouvernement. Afin de leur faire avaler la pilule, les commerçants essaient d'expliquer aux clients que c'est du poulet vidé, c'est-à-dire qu'il a été débarrassé de tous les abats qu'il contenait et que, par conséquent, il était plus cher.
Un argument qui ne tient pas du tout la route, car le règlement interdit la vente de poulet plein, particulièrement en été, période propice à de nombreuses maladies. D'ailleurs, lorsque le ministre de l'Agriculture et du Développement rural en avait fixé le prix, il n'avait jamais évoqué cette histoire de poulet plein ou vidé, qui a été créée de toute pièce pour duper les clients.
Et dire que le gouvernement a fait beaucoup de concessions aux producteurs, en les exonérant de certaines taxes pour maintenir le prix du poulet autour de 250 DA le kg. Fort heureusement, le marché des fruits et légumes n'a pas connu pareille tendance. Sitôt passée la tension des premiers jours, les prix ont baissé au fur et à mesure, revenant presque à la normale à l'issue de la première quinzaine. Pour les ménagères, cette baisse est très soulageante parce qu'elle leur permet de faire quelques économies à l'approche de la fête de l'Aïd. Au marché Ferhat Bousaâd, il règne une ambiance bon enfant, en tout cas.
Contrairement aux premiers jours où l'on avait remarqué une désaffection des clients, hier il y avait beaucoup de monde. La courgette qui jouait, habituellement, les grosses légumes est passée de 90 à 50 DA le kg. En dépit de cette sensible baisse surtout durant ce mois, les gens ne se pressent pas, cependant, devant les étals pour l'acheter. Le prix des poivrons a, lui aussi baissé. Alors qu'il était affiché à 100 DA durant les premiers jours, son prix n'est plus que de 70, voire 60 DA le kg au niveau de certains étals. Idem concernant les carottes exposées à 60 DA. La laitue qui était vendue, en moyenne, à 80 DA, a vue son prix également baisser, atteignant à peine 50 DA le kg. Que dire, alors, de la tomate qui est disponible partout et dont les prix sont plus raisonnables et surtout plus abordables pour les petites bourses. Du moins la petite que l'on peut acheter à 35 DA. Quant à la grosse, elle ne dépasse pas les 70 DA, contrairement au début du mois de Ramadhan où elle était affichée à 100 DA le kg. A l'inverse, les prix des fruits ont eux, augmenté à l'instar des cerises exposées à 600 DA le kg et des dattes proposées au même prix.
Dans ce marché, on peut même trouver des fruits importés, mais au prix fort, à l'image des oranges vendues à 330 DA le kg et le raisin à 520 DA le kg.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)