
L'hebdomadaire français Le Point a prouvé depuis longtemps qu'il méritait le titre d'organe central du néocolonialisme. Il est naturel qu'on le retrouve mobilisé parmi l'arsenal déployé par les nostalgiques de l'Algérie française contre une ancienne colonie dont le peuple a chassé, par les armes, il y a 63 ans, l'armée d'occupation et est devenu maître de son destin. C'est ce fait qui est resté en travers de la gorge des colonialistes invétérés qui n'admettent pas, à ce jour encore, que le temps n'est plus aux colonies et qui persistent à tenter de «revenir» en suivant la voie néocoloniale. Un site makhzénien nous apprend que « dans son numéro daté du jeudi 14 août 2025 (n°2768, « 65 dirhams », oui, il précise le prix en dirhams), l'hebdomadaire Le Point consacre un dossier central de cinq pages à la situation des Kabyles». Par ce dossier, Le Point veut faire croire aux esprits crédules que la Kabylie serait la fenêtre par laquelle les nostalgiques de l'Algérie française pourraient remettre les pieds chez nous.
Le Point ignore, sans aucun doute, ce que la Kabylie, en parfaite symbiose avec tout le pays, a payé pour mettre fin à l'occupation française en Algérie. Le Makhzen dont il ne serait pas étonnant d'apprendre qu'il a financé cette édition du Point, lui a donné une publicité qui montre clairement pour qui roule l'hebdomadaire français.
L'Algérie dérange par son soutien aux peuples palestinien et sahraoui qui luttent de façon admirable pour débarrasser leurs territoires de l'occupant sioniste, pour la Palestine, et de l'occupant marocain, pour le Sahara occidental. Le Point est surtout intéressé par le fait que ses attaques contre l'Algérie servent les néocolonialistes, et il est totalement indifférent au fait qu'elles ne servent pas les intérêts de la France.
Des Français ont compris où sont les véritables enjeux. Ils sont nombreux, parmi les personnalités politiques, les intellectuels, les syndicalistes et même dans la population, à réagir publiquement contre la machine raciste de l'extrême droite et à appeler à adopter une politique respectueuse de l'indépendance de l'Algérie. En même temps, ils dévoilent la manœuvre de diversion du régime français pour pousser les Français à regarder autre chose que leur propre réalité. C'est ce qu'a affirmé l'ancienne ministre Ségolène Royal : « La carte controversée de l'Algérie a été brandie, comme à chaque fois qu'il est nécessaire de détourner l'attention pour regarder ailleurs.» Elle a ajouté: « De terribles incendies se sont déclarés dans l'Aude, et nous découvrons de graves négligences résultant de promesses non tenues concernant les équipements aéronautiques et d'une réduction massive du budget de la sécurité civile. Nous assistons également à une rentrée scolaire précaire, mais rien n'est fait pour la désamorcer.» Avant elle, le sénateur français du Val-de-Marne, Akli Mellouli, a dénoncé un «'épouvantail?» agité pour «'caresser le Front national, nostalgique de l'Algérie française, dans le sens du poil?». Une stratégie, dit-il, qui ne sert en rien les intérêts de la France, laquelle gagnerait à entretenir une relation «'apaisée et saine?» avec Alger.
Il y a quelques jours, le fondateur de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a déclaré que l'agressivité des gouvernants français à l'égard de l'Algérie « afflige, inquiète et désespère », estimant que « la stratégie du choc avec le gouvernement algérien ne mène nulle part. Elle renouvelle les mirages lamentables du passé ». Il a rappelé que « l'âge des colonies et de la suprématie européenne est fini, bien fini et tant mieux ».
Selon lui, « il n'y a pas d'avenir durable pour la France sans ou contre le Maghreb et ses peuples. Car si les indépendances ont mis fin aux divers avatars de la colonisation, fort heureusement, ils n'ont pas mis un terme à l'appétit que les peuples ont pour la fraternité mutuelle.
Il est significatif qu'en France même, des actions en justice aient été engagées à l'encontre de l'ancienne ministre française, Noëlle Lenoir, après ses graves propos racistes, dans lesquels elle a accusé les Algériens de France d'être de « potentiels terroristes », rapportaient lundi des médias. C'est la députée écologiste, Sabrina Sebaihi, qui a saisi la procureure de Paris au sujet des graves déclarations faites par Noëlle Lenoir, au moment où une association d'Algériens résidant en France a porté plainte contre la chaîne de télévision CNews sur laquelle l'ex-ministre est intervenue.
Lakhdar A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rédaction LNR
Source : www.lnr-dz.com