
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est au moment où l'équipe nationale, véritable vitrine du football algérien, composte prématurément son billet pour la Coupe d'Afrique des nations, après un Mondial mémorable, que le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a le plus le blues. Son image, assis à même le béton dans l'une des travées désertes du stade Mustapha-Tchaker de Blida, près de l'un de ses collaborateurs, Walid Sadi, au cours de la rencontre Algérie - Malawi, a fait le tour du monde.D'habitude cogneur et très dégourdi devant l'adversité, Raouraoua a préféré cette fois-ci fuir, faire le dos rond et boycotter la tribune officielle en guise de réponse du berger à la bergère. Une attitude symptomatique dit-on d'un homme éreinté par un quotidien footballistique des plus éprouvants. En effet, en dépit des bons résultats des Verts, le football algérien continue à s'enliser dans une crise structurelle et infrastructurelle latente, avec en sus son lot de scandales tous azimuts. L'homme fait face aussi ces derniers temps à des critiques virulentes sur sa gestion de la part de figures de proue du football algérien, à l'image de Madjer et Hannachi.L'épisode de l'annulation du voyage de l'EN au Qatar, au lendemain du Mondial, a également fragilisé le règne de Raouraoua. "J'en ai marre de tout le temps devoir me battre pour l'intérêt du football algérien et de surmonter les obstacles quand vous avez tant de difficultés qui s'érigent devant vous. Franchement, parfois je me demande si le temps n'est pas venu de quitter la table", confie-t-il amèrement à un proche collaborateur. "C'est un homme désabusé qui parfois donne l'impression de se battre contre quelque chose sans espoir de gagner. C'est clair, c'est un homme plus proche de tirer sa révérence au niveau de la FAF et je ne serais pas étonné qu'il écourte même son mandat", estime ce même collaborateur. "N'était la coupe d'Afrique, il serait peut-être déjà parti !", ajoute notre interlocuteur. Réélu pour un nouveau mandat (2013/2017) à la tête de la Fédération algérienne de football, début mars 2013, Raouraoua serait donc peu enclin à aller au bout de son mandat. Peut-être a-t-il compris qu'il vaut mieux quitter la table...S. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Lamari
Source : www.liberte-algerie.com