
Dans une étude récente, publiée par le groupe, l'assureur français Axa a estimé que les trois pays du Maghreb dont l'Algérie, seraient « les mieux placés pour se hisser rapidement au niveau du développement atteint par la Turquie ». Cette étude, publiée par Axa Investment Managers, filiale du groupe financier international Axa, et reprise par la presse spécialisée, citent l'Algérie et le Maroc comme des pays pouvant en « moins de trois ans rattraper la Turquie en termes de PIB par habitant ». La Tunisie mettra deux années et demie. L'auteur de l'étude, Manolis Davrdakis, économiste, se base sur un calcul complexe reposant, notamment sur l'évolution de l'écart de richesse par habitant entre la Turquie et le pays étudié jusqu'à 2009. La Turquie offre à beaucoup de pays « un bon modèle de redressement économique », estime Axa. La Turquie, après une grave crise bancaire en 2001, a entrepris « d'ambitieuses réformes structurelles qui lui ont permis de résister à la crise financière mondiale ». Reprenant les données de la Banque mondiale, l'étude montre que le PIB par habitant de l'Algérie est de 5244 dollars, alors que celui du Maroc est à 3054 dollars, celui de la Tunisie à 4297 dollars. Le PIB de la Turquie est présentement à 10.500 dollars. Cela veut dire, si l'on se réfère à ces extrapolations, le PIB de l'Algérie sera multiplié par deux environ, idem pour le Maroc, alors que le PIB de la Tunisie devra durant cette courte période se multiplier par trois. L'assureur français présent dans les trois pays cités dans l'étude avait déjà lors de l'établissement de son plan « ambition 2012 » estimé dans un rapport signé par ses hauts responsables, MM. Jacques Maire, directeur international Méditerranée Moyen-Orient, et Bernard Cohendy, directeur Axa France, que le Maghreb apparaît comme « un nouveau relais de croissance pour le groupe ». La zone Maghreb dans les prochaines années, devrait évoluer de façon rapide vers « un marché consolidé et homogène avec des taux de croissance significatifs ». L'Algérie, la Tunisie, le Maroc « sont des marchés prometteurs en termes de marges de progression, portés par un dynamisme démographique important ». L'ouverture du marché aux firmes étrangères en Algérie avait suscité de l'intérêt (...) en particulier avec « les différentes modifications apportées à l'ordonnance 95-07, qui ont étendu la libéralisation en autorisant l'exercice des opérations d'assurance par des sociétés non résidentes, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives ».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Daghefli
Source : www.horizons-dz.com