Alger - A la une

Le peuple exprime sa volonté du changement



Pour le premier vendredi de marche populaire après l'investiture du nouveau Président de la République et l'avant dernier d'une année chargée d'événements, les Algériens et Algériennes sont sortis dans les rues de la capitale, Alger et celles de quelques autres wilayas pour exiger la libération des détenus politiques et appeler à l'instauration d'un Etat de droit, libre et démocratique.Après 44 vendredi de mobilisation populaire qui a débuté au mois de février dernier, l'année 2019 arrive à sa fin et la décantation a commencé pour tenter de «reconstruire un nouvel Etat et préparer un meilleur avenir ». Un objectif que partage pour les Algériens qui, malgré les appels au dialogue lancés par, le président Abdelmadjid Tebboune occupent la rue afin de rappeler la mise en ?uvre de toutes les promesses électorales et surtout répondre aux aspirations du peuple afin que celui-ci adhère à toutes les actions et contribue à sortir le pays de la crise. Certes certains sont sortis pour lancer un cris de détresse à l'adresse du nouveau Président afin de « libérer les détenus du Hirak », une condition sans laquelle ils refusent de participer au dialogue et de concilier les efforts pour parvenir à un compromis commun, issu d'une volonté collective. Tandis que d'autres sont sortis pour dénoncer « les violences policières » qui ont causé des blessures physiques irréversibles de certains manifestants. Ils appellent à «sanctionner les auteurs de actes de violence ». Des revendications considérées légitimes dans la continuité de l'action pour instaurer un Etat de droit une justice équitable. Au même moment, au milieu des manifestants qui brandissaient le drapeau national et leurs slogans habituels, il y a ceux qui appellent à « la restructuration du mouvement populaire et à la désignation de représentants » devant participer au dialogue. « Le Hirak devra constituer un collectif de représentants pour négocier et imposer les revendications populaires », estime Nacer H. Juriste qui a expliqué que « le temps est à la vérité et surtout à l'action ». « Le peuple a prouvé sa disposition à retourner dans la rue si ses revendications ne seront pas respectées et si le nouveau gouvernement réincarne l'ancien pouvoir », commente, Ahmed, un ingénieur au chômage qui ne nie pas « son souhait de plier la page et d'aller de l'avant et voir les promesses électorales du président mises en ?uvre pour de vrai». Pour le 44ème vendredi de marche populaire, il y avait de l'espoir, de l'optimisme, mais aussi des craintes à ce que le changement ne se fera pas. « Il faut toutefois essayer », estime, Nadia, mère au foyer est sortie par solidarité et se dit « optimiste » quant à un changement proche.
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