
Face à une formation libyenne qui fait son apprentissage, l'équipe nationale U17 de football a évité de justesse l'élimination du premier tour des éliminatoires de la CAN-2017, suite à sa victoire (2-1) mercredi dernier au stade Omar Hamadi. Un succès synonyme de qualification au second tour pour les protégés de Saber Bensmaïl, qui croiseront sur leur chemin le Gabon. Le match aller se déroulera entre le 5 et le 7 aout prochain, alors que la seconde manche est prévue entre le 19 et 21 du même mois. La difficulté rencontrée par les jeunots algériens pour venir à bout d'un adversaire, constitué il y a de cela deux mois seulement, a poussé le directeur technique national, Toufik Korichi, à tirer la sonnette d'alarme et exprimer son courroux. « Nous venons d'échapper à l'élimination face à une formation qui vient juste d'entamer sa préparation. Nous avons pu renverser la vapeur durant la seconde manche, après la défaite (3-2) à l'aller. Mais les lacunes persistent encore. Un grand travail nous attend pour parvenir à prendre le dessus sur les équipes de l'Afrique noire, nettement plus coriaces par rapport à la Libye », s'est-il expliqué. Savourant la qualification comme il se doit juste après le match, l'EN U17 n'est pas encore en mesure, selon Korichi, de tenir la dragée haute aux équipes africaines nettement plus supérieures sur le plan morphologique. « Je comprends que les joueurs étaient crispés et jouaient avec la peur au ventre, sachant qu'ils ne voulaient pas vivre le même scénario des U20. Cela n'est pas un prétexte pour montrer un visage aussi décevant », souligne-t-il. Pointant du doigt les clubs qui ont, selon lui, une grande part de responsabilité dans le niveau en dessous de la moyenne de l'EN, Korichi a indiqué que la Fédération algérienne a décidé de relancer, à partir du mois d'octobre prochain, les académies qu'elle avait lancées en 2011 en prévision du championnat d'Afrique U20 organisé en Algérie. Si cette compétition a été un échec, la même sélection a pu décrocher en catégorie U23 le billet qualificatif pour les jeux Olympiques 2016, après 36 ans d'attente. « Il y a des clubs qui ne s'intéressent pas assez à la formation. Nous n'avons pas d'autres alternatives que de réactiver les académies. Les joueurs qui ont été sélectionnés sont considérés comme les meilleurs au niveau de leurs clubs. Hélas, ils n'arrivent pas à se distinguer sur le plan international. Cela prouve qu'ils ne travaillent pas assez au niveau de leurs teams », pense-t-il. A souligner que la manière de jouer de la sélection U17 a été longuement contestée par les présents au stade Omar Hamadi. D'aucuns ont même tiré à boulets rouges sur le coach Saber Bensmaïl. Pour eux, ce dernier n'a pas laissé son empreinte sur le jeu brouillant de ses capés qui, rappelons-le, ont encaissé des buts lors de la première manche sur des erreurs défensives de débutants.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adel K
Source : www.horizons-dz.com