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Le parc d'Alger sauvé



Le parc d'attractions et de loisirs de Ben Aknoun
La lettre du directeur général de la Protection civile au ministre de l'Intérieur a déclenché le processus de réhabilitation du parc de loisirs de Ben Aknoun. A l'origine, un triple incendie...
Le parc d'attractions et de loisirs de Ben Aknoun sera transformé et requinqué de fond en comble. Son aménagement et sa valorisation signeront la fin d'une situation d'abandon, voire de délabrement total même. Ce joyau de la capitale qui est son poumon, subira un lifting qui honorera son statut d'espace aussi vaste et unique au monde par sa biodiversité et son écosystème des plus variés et riches.
A l'origine de cette décision, trois départs de feu en août 2016. Tous les Algérois se souviennent de ces feux qui ont pris sur une grande partie de l'immense parc.
La direction générale de la Protection civile avait déployé 19 équipes d'intervention et plus de 120 agents pour en venir à bout. On ne le savait pas à l'époque, mais le parc de Ben Aknoun a frôlé la catastrophe écologique. N'était-ce les efforts des pompiers, Alger aurait tout simplement perdu son poumon.
Les conclusions du colonel Mustapha El Habiri étaient éloquentes.«Les trois départs d'incendie qui s'y sont produits, dussions-nous avoir affaire à une montée aussi spectaculaire qu'inhabituelle du mercure, n'auraient jamais constitué une si grande menace si les ingrédients propices à l'éventualité d'une propagation rapide n'avaient pas été réunis comme peut en témoigner l'état de dégradation de la forêt», explique Mustapha
El Habiri dans un courrier transmis au ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire Nouredine Bedoui. Pour le premier responsable de la Protection civile, «l'abandon et l'absence d'aménagement mettent véritablement en péril (la forêt) en la soumettant à l'inconscience et à la désinvolture des hommes ainsi qu'aux vicissitudes du temps».
Le constat étant établi, il s'agit d'éviter un autre incendie, susceptible d'être ravageur et constituer un véritable cataclysme écologique aux portes de la capitale. A ce propos, le directeur général de la Protection civile met l'index sur l'urgence d'une vraie prise en charge de ce joyau. Cela suppose que l'on sorte de la traditionnelle conception axée sur les interventions dans un contexte strictement technique, à savoir celui d'une opération relevant des prérogatives propres du corps de la Protection civile.
L'apport essentiel de colonel
El Habiri tient dans une proposition précise en faveur de mesures concrètes visant à éviter toute dégradation du riche couvert végétal du parc. Il faut dire que la conscience très élevée du directeur général de la Protection civile, a permis d'engager un processus de sauvetage du joyau de la capitale. Il faut savoir, en effet, que dans son courrier adressé au ministre de l'Intérieur, El Habiri ne se contente pas du simple constat, mais préconise une sérieuse prise en charge du problème. «La catastrophe écologique a été évitée in-extremis et pour pouvoir dire: plus jamais cela, il faut dès à présent réfléchir à la meilleure prise en charge possible de cet espace forestier et écologique, unique en son genre, situé en plein coeur de la capitale», a noté
El Habiri dans sa lettre adressée aux pouvoirs publics pour prendre des mesures qui s'imposent quant à la protection de ce joyau, sa revalorisation et sa transformation.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César, si aujourd'hui la réponse des pouvoirs publics suit son cours dans le sens de la valorisation et de la prise en charge sérieuse de cet immense site naturel, c'est aussi grâce à ce responsable pétri d'attachement aux valeurs patriotiques du pays et aussi à son sens avéré de commis de l'Etat qui ne se limite pas à agir dans la sphère qui lui échoit en sa qualité de premier responsable du corps de la Protection civile.
Dans le même registre, El Habiri a expliqué que le parc est utile sur tous les plans, en disant que «cet espace remplit, également, une tâche éminemment sociale, en devenant, contrairement à la ville, ses rues et ses administrations stressantes, le lieu amène par excellence grâce aux couleurs verdoyantes et psychiquement reposantes ainsi qu'à l'air pur qu'il offre à ses nombreux visiteurs», et d'ajouter que «cette mission vitale qui échoit à la forêt de Ben Aknoun puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est renforcée par les innombrables rôles économique et scientifique qu'elle est en droit d'assumer», a attesté El Habiri dans sa lettre.
On comprend la joie dont fait preuve le directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha El Habiri, après que les autorités du pays ont décidé de prendre en charge la transformation du parc d'attractions et de loisirs de Ben Aknoun, en le dotant de nouvelles structures et d'aménagement qui seront à la hauteur de ce haut lieu de villégiature et aussi d'équilibre sur le plan écologique.
Tout le mérite revient à ce premier pompier du pays qui a su allier professionnalisme et patriotisme en sauvant un trésor à ciel ouvert en en faisant une espèce de fierté et d'orgueil national.
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