Alger - A la une

Le Paradou titille le leader, Cirta droit vers le mur !



A l'arrêt partiellement pour permettre le déroulement des matchs en retard, la Ligue 1 Mobilis n'arrête pas pour autant de «progresser» tant les mouvements horizontaux et verticaux sont légion. Samedi, les deux rencontres jouées dans le cadre de l'assainissement du calendrier, le derby de la capitale PAC-NAHD et le choc des «Africains» JSS-CSC, ont donné lieu à un remarquable «hirak» au niveau du tableau.L'USM Alger qui caracolait en leader depuis la 12e journée prenant, à certains virages du championnat, une avance assez conséquente, est désormais sous la menace. L'ascension du promu Paciste qui a enregistré samedi face au Nasr de Hussein Dey, en mise à jour de la 24e journée, sa 13e victoire en 27 rencontres, soit le même nombre réalisé par les Rouge et Noir, remet sérieusement en question la probabilité d'une huitième consécration des gars de Soustara. Les joueurs de Chalo sont désormais maîtres de leur destin. Samedi, grâce à une nouvelle réalisation de son buteur attitré, Zakaria Naidji (19 buts), le nouveau promu s'est offert sa seconde défaite en matchs de derbies (le premier a été acquis face à l'USM Alger, en match de la 23e journée). Les Jaune et Bleu ont perdu trois derbies (face à l'USMA et le NAHD à l'aller et contre le MCA lors de la phase retour) et ont enregistré trois nuls (deux au cours de l'aller contre le MCA et le CRB puis un troisième en match retour contre le CRB au stade du 20-Août). Avec une meilleure réussite dans les confrontations algéroises, le PAC aurait connu une ascension encore plus fulgurante au classement général. C'est l'USMA qui, avec 4 victoires, 1 nul et 3 défaites, compte le meilleur bilan dans ce mini-championnat. Elle devance le duo MCA-CRB qui ont réalisé un parcours identique avec 3 succès, deux draws et 1 échec chacun alors que le NAHD a, avec 6 défaites et 2 nuls, enregistré son pire parcours dans les derbies depuis quelques années. Avec un petit point de retard et un calendrier de fin de saison autrement plus favorable que le leader de l'USMA et la JSK (désormais reléguée en troisième position avec 43 points), le club du quartier du Paradou mit en péril les illusions usmistes et tient une grande opportunité de créer la sensation, décrocher son premier sacre national en Ligue 1 et fêter royalement son 22e anniversaire. Pour le NAHD, si le maintien est quasiment assuré, ce sera une nouvelle année de perdu dans le projet des frères Ould Zemirli qui, à force de courir plusieurs lièvres à la fois, exposent le club à une déstructuration à un moment où l'on s'y attend le moins. La saison dernière, à cause d'une participation de prestige en Coupe arabe, les Sang et Or ont vécu les mêmes déceptions ayant entraîné des mouvements au niveau des effectifs et du staff technique.
Saoura enfonce le CSC
Le CSC, lui, n'en est pas mieux nanti que les banlieusards de Mohamed Lacet. Eliminés en Ligue des champions d'Afrique, les hommes de Denis Lavagne semblent complètement absorbés par la déception née de la fin de l'aventure africaine. Si bien que depuis, l'équipe multiplie les contre-performances (défaite à Médéa ensuite contre le CRB, en demi-finale «retour», puis celle de Béchar, samedi) que le seul succès lors de la demi-finale «aller» à Constantine contre les Bélouizdadis n'a pu combler. Une chute libre qui risque d'entraîner les camarades de Lamri vers la zone dangereuse. Avec deux unités de moins (33) que le NAHD (35), les Constantinois partagent la 8e place avec les Bordjiens à trois points du CR Bélouizdad et de l'ASAM (30). En attendant les deux rencontres de mise à jour, dont une confrontation directe avec leur bourreau en demi-finale de l'épreuve populaire, les équipiers de Laroussi ont du souci à se faire. Non seulement ils n'ont plus le droit à l'erreur lorsqu'ils auront à affronter le MCA puis le CSC en mise à jour du calendrier, mais leur salut passe par des résultats probants, à domicile face à des prétendants au titre (JSK puis l'USMA) et à l'extérieur contre deux menacés par le purgatoire (le DRBT et le MCO). De quoi faire regretter à Tarek Arama ses prévisions d'un second titre national consécutif ou encore de ses affirmations de vouloir réaliser une saison 2018-2019 aussi spectaculaire que celle réussie par le CSC sous les ordres d'un certain Abdelkader Amrani. Un coach que le manager du club constantinois a dénigré auprès de ses employeurs de l'ENTP qui est en train de donner du bonheur aux Bélouizdadis, moribonds en décembre mais jouissant d'une exceptionnelle santé depuis l'avènement de l'enfant de Tlemcen.
M. B.
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