Alger - A la une

Le pansement de Zeghmati



Il y a quelques années, Me Mehdi Nouas, alors jeune et bouillonnant conseil de la sympathique Koléa, la «haute», (cour de Tipaza) défendait un prévenu, inculpé puis prévenu à Sidi M'hamed, puis Alger dont le dossier avait effectué un long séjour au Val d'Hydra, et précisément au siège de la Cour suprême. Il fut alors renvoyé à la cour d'Alger pour un vice de forme avec la mention de «casse et renvoie». Le procès se tint à la première chambre correctionnelle qui était réputée incassable, avec le souple Abdenour Amrani, ex- élève de Boualem Bekri, qui fait actuellement les beaux jours de la «Suprême», ce qui rassura le défenseur de Koléa lequel se démena tel un diablotin et obtint une décision potable puisque le client reçut une décision qui le voyait désormais libre. Mais stupeur, dès que la lecture du verdict fut achevée, une voix, sortie on ne sait d'où, résonna dans la salle d'audience quasi vide et ordonna: «Prévenu, vous restez en taule! Vous devez terminer la peine de 3 ans ferme!» Mais alors que le pauvre détenu était content de rentrer chez lui, un «idiot-écervelé» estima que la peine serait «double» car, il devra rester en prison 3 ans supplémentaires, on ne saura jamais pourquoi! Normalement, il a purgé la peine infligée aujourd'hui! Et alors que se passe-t-il' D'abord éberlué, le jeune avocat réfléchit cinq bonnes minutes puis décida d'emprunter les voies légales pour assister son malheureux client. Au bord de la révolte, Me Nouas décida donc de demander audience au procureur général d'Alger, qui n'était autre que Belgacem Zeghmati lequel écouta, fit travailler ses méninges et passa à l'acte, car il s'agissait avant tout du respect de la loi, de la liberté des gens et de l'honneur de la justice. Le jour même, le pauvre détenu était libéré, avec du retard, mais libéré tout de même. La satisfaction du travail accompli, Me Nouas rentra tard chez lui raconter les péripéties de ce dossier à son valeureux père, Me Radhouane Nouas qui le félicita en lui faisant comprendre que l'avocat est et restera le partenaire de la justice, laquelle ne saurait se passer de tels avocats. Entre- temps, le procureur général de l'époque prit les décisions internes, obligatoires et nécessaires afin que de pareils comportements déshonorants, vils et nocifs pour la renommée et le prestige de la justice, ne se reproduisent jamais plus.
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